Le Blu-ray en chute libre : Sony prévoit de lourdes pertes

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Devant la popularité des contenus téléchargeables, le support physique autrefois considéré comme le dernier rempart de l’industrie du divertissement est en difficulté.

Sony a publié une mise en garde destinée aux investisseurs à propos de lourdes pertes que l’entreprise envisage devoir essuyer au prochain trimestre.

Malheureusement pour Sony, le Blu-ray n’est jamais parvenu à atteindre – encore moins franchir – le succès du support DVD, qui a connu son apogée en 2004.

Les principales causes? Au banc des accusés, on retrouve la piètre performance de sa division informatique (qu’elle cherche à vendre à tout prix) et une diminution de la demande de supports physiques plus importante que prévu.

Selon la firme Generator Research, les revenus tirés des ventes de DVD et de Blu-ray devraient chuter de 38% dans les quatre prochaines années. En contrepartie, les revenus en lien avec la diffusion vidéo sur Internet pourraient augmenter de 260% pour cette même période, passant de 3,5 milliards de dollars US à 12,7 milliards.

Malheureusement pour Sony, le Blu-ray n’est jamais parvenu à atteindre – encore moins franchir – le succès du support DVD, qui a connu son apogée en 2004, alors qu’il représentait 96% des dépenses domestiques en matière de divertissement avec des ventes de 21,9 milliards.

Depuis, les ventes de disques optiques ont chuté d’environ 30% selon la firme Digital Entertainment Group. Toutefois, le DVD continue d’afficher des ventes respectables.

Ce phénomène peut s’expliquer par le fait que la haute définition qu’offre le Blu-ray n’est pas un facteur différenciateur aussi significatif que ce que proposait la transition de la cassette VHS au DVD : une qualité d’image qui ne se dégrade pas et ne plus avoir à rembobiner quoi que ce soit.

L’an dernier, près de 124 millions de disques Blu-ray ont été vendus aux États-Unis selon la firme IHS Technologies, ce qui représente une augmentation de 4,2% par rapport à 2012. Néanmoins, en raison de la diminution du prix pour ce média, les revenus n’ont augmenté que de 2,6%.

Rappelons que Sony a récemment développé un nouveau support physique, l’Archival Disc, en partenariat avec Panasonic. L’entreprise a également annoncé la semaine dernière qu’elle est parvenue à stocker 185 To sur une seule cassette à bande magnétique, un nouveau support que Sony pourrait commercialiser éventuellement.

  • Alexandre

    J’ai de la misère à comprendre comment on peut préférer écouter un film par téléchargement. Si on le loue, ça peut aller, mais l’acheter ? Un film en HD peut coûter le même prix que si tu achète le Blu-ray (qui comprends souvent, un Blu-ray, un dvd et une copie numérique en HD).
    L’industrie est un peu responsable de ce déclin. Continuer d’offrir le support DVD est selon moi une erreur. La moyenne des ours se contrefout un peu que le film soit en HD ou pas, y check seulement le prix. Et la multiplication des éditions n’aide pas (souvent pour un film, on a format DVD, Blu-ray, combo Blu-ray/dvd, combo Blu-ray 3d/Blu-ray/dvd).

    • https://branchez-vous.com/ Laurent LaSalle

      Certaines boutiques qui vendent les films en version téléchargeable (ex : iTunes) permettent au consommateur de récupérer leurs achats préalables quand bon leur semble. Le consommateur se décharge de devoir conserver / déménager / gérer sa vidéothèque physique, ce qui peut être intéressant pour quelqu’un qui souhaite y avoir accès peu importe où il se trouve.

    • Tentacle-Sama

      À long terme, j’ai un doute sur les achat dématérialisé, on reste dépend de la compagnie pour avoir accès à ce qu’on a payé. En cas de faillite, on fait quoi? On rachète tout ailleurs?
      Et lorsque c’est possible de télécharger, soit il y a des DRM qui rendent encore dépendant du fournisseur.
      Et même sans DRM, la durabilités des média gravés est de beaucoup inférieure à ceux des copie physiques, ils recommandent de conserver une copie sur disque dur et une copie sur support optique, ce qui finit par augmenter le coût de stockage.

      Si je veux conserver, j’achète une copie physique. Par contre, les sites par abonnement comme Netflix remplacent très avantageusement la location à la pièce.

  • r2d3

    Je n’achète que du numérique. inutile de s’encombrer avec des disques. je reproche toutefois à iTunes de géolocaliser le contenu… empêchant l’achat direct de musique ou de film dans la boutique française, allemande ou japonaise. C’est idiot, mais je soupçonne le lobby des distributeurs ( qui ne distribuent pas rapidement ) de vouloir être un intermédiaire pour faire de l’argent sans rien faire.