All time Branchez-vous Branche Toi BetterBe Nerds Carrières

Facebook oblige les personnages et les drag queens à s’afficher sous leur réelle identité

Par Laurent LaSalle – le dans Actualités
Depuis quelques mois, plusieurs comptes Facebook semblent être la cible d'une campagne de nettoyage du réseau social. Qu'en est-il en réalité?

Les conditions d’utilisation de Facebook ont toujours exigé des utilisateurs d’employer leur vrai nom et de ne détenir qu’un seul compte sur le réseau social.

Facebook souhaite ne pas fausser sa base de données d’utilisateurs, la fondation même de sa principale source de revenus qu’elle tire des annonceurs.

On peut comprendre les motivations derrière une telle politique. Si elle fait bonne figure aux yeux de certains pour lutter contre des débordements potentiels liés au cyberharcèlement, il va de soi qu’il s’agit également d’un moyen pour Facebook de ne pas fausser sa base de données d’utilisateurs – la fondation même de sa principale source de revenus qu’elle tire des annonceurs publicitaires.

Alors qu’il semblait jusqu’ici y avoir une certaine tolérance à ce sujet, plusieurs comptes ont récemment reçu un ultimatum de la part de Facebook.

Essentiellement, l’utilisateur qui enfreint cette politique se retrouve devant trois options : prouver qu’il s’agit bel et bien de son nom en fournissant la photo d’une pièce d’identité, s’afficher sous sa réelle identité ou transformer son profil personnel en page professionnelle. La troisième option convertit les amis du compte ciblé en adeptes de la page nouvelle créée. Par conséquent, cette relation devient à sens unique.

La deuxième option a été privilégiée par Gran Talen, personnage humoristique plutôt inoffensif ciblé le mois dernier par cette politique, et dont la réelle identité est un secret bien gardé du milieu québécois. Même en coulisse, on impose l’omertà à son sujet. Après vérification, il ne s’agit manifestement pas de Kid Rock.

La semaine dernière, c’était au tour de la drag queen montréalaise Peggy Sue d’être victime de ce qui semble être une campagne de nettoyage perpétrée par Facebook. «En général, les drag queens souhaitent protéger leur famille. La mienne est ouverte et accepte, mais pour plusieurs c’est compliqué, c’est pourquoi nous utilisons des noms de scène», a-t-elle confié ce matin au Journal de Montréal.

La réponse de Facebook

Selon Facebook, cette pratique n’est pas nouvelle et aucun changement n’a été apporté à son application.

En échangeant avec l’entreprise, nous avons été en mesure d’éclaircir certains points concernant ce qui s’apparente à un nouveau phénomène.

Selon Facebook, cette pratique n’est pas nouvelle et aucun changement n’a été apporté à son application. Bien que le réseau social utilise à la fois des algorithmes et une équipe de modérateurs pour déterminer quels comptes sont susceptibles d’utiliser un pseudonyme, l’entreprise souligne que la grande majorité des cas sont rapportés par d’autres membres de son réseau social.

«Si les gens veulent utiliser un autre nom sur Facebook, plusieurs options s’offrent à eux», a déclaré une porte-parole de l’entreprise. «Notamment, ils peuvent afficher un alias sous leur nom de leur profil, ou créer une page spécifiquement pour ce personnage alternatif. Dans le cadre de nos normes générales, nous demandons que les personnes qui utilisent un profil Facebook le fassent sous leur réelle identité.»

Les conséquences de voir son profil être transformé en page

Sur Facebook, il existe des différences fondamentales entre un profil personnel et une page professionnelle. Si les pages ont accès à des outils de statistiques et peuvent payer pour stimuler l’affichage de leurs publications, elles ne peuvent pas commenter sous les statuts d’autrui.

Afin d’éviter cette restriction, qui représente chez plusieurs de ces personnages la fin d’une activité caractéristique de l’expérience qu’ils offrent à leurs amis, quelques utilisateurs ciblés par cette politique sont parvenus à contourner l’exigence d’afficher leur véritable identité en fournissant à l’entreprise de faux documents. De plus, les noms loufoques ne semblent pas être perçus par Facebook lorsque la preuve est envoyée.

Facebook devra-t-elle revoir ses conditions d’utilisation afin d’assouplir cette exigence, comme l’a récemment fait Google+? Outre le profil personnel et la page professionnelle, le réseau social ne devrait-il pas envisager d’offrir une troisième option destinée aux utilisateurs qui souhaitent bénéficier de la flexibilité offerte par les comptes réguliers?

Vidéo récente
- Actualités

Oppo Reno lance un smartphone à caméra «aileron de requin

Les dernières nouvelles

La NASA piratée par un simple Raspberry Pi

La NASA piratée par un simple Raspberry Pi

Matthieu Carlier -
Oppo présente un smartphone avec capteur photo sous l’écran

Oppo présente un smartphone avec capteur photo sous l’écran

Branchez-vous -
Netflix veut faire vibrer votre téléphone pendant un film

Netflix veut faire vibrer votre téléphone pendant un film

Branchez-vous -

Plus d'actualités

Gmail se pare d’un mode sombre

Gmail se pare d’un mode sombre

Branchez-vous -
SpaceX : revoyez les images du lancement du Falcon Heavy

SpaceX : revoyez les images du lancement du Falcon Heavy

Matthieu Carlier -
Google Maps : des millions de faux commerces polluent la plateforme

Google Maps : des millions de faux commerces polluent la plateforme

Branchez-vous -

Populaires

Avec Google Drive, regardez gratuitement des films en streaming

Avec Google Drive, regardez gratuitement des films en streaming

Branchez-vous -
Google Stadia : votre connexion est-elle suffisante ? Faites le test

Google Stadia : votre connexion est-elle suffisante ? Faites le test

Branchez-vous -
Google arrête la production de tablettes : Apple seul maître sur le marché

Google arrête la production de tablettes : Apple seul maître sur le marché

Matthieu Carlier -

Laurent LaSalle

Depuis qu'il a tapoté sur son Commodore Vic-20 à l'âge de 3 ans, Laurent est (un peu trop) obsédé par la technologie. Passionné d'informatique et de jeux vidéo, il a notamment été blogueur pour Radio-Canada et chroniqueur techno pour MusiquePlus .