Uber Montréal souhaite s’entendre avec le gouvernement provincial

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Les dirigeants sur service de transport de personnes nouveau genre ont rencontré le ministre Robert Poëti pour que leurs activités ne contreviennent pas à la législation québécoise.

En service à Montréal depuis bientôt un an, l’application Uber – qui offre à ses utilisateurs d’obtenir et de payer un transport vers la destination de leur choix – suscite la grogne des opérateurs de taxi montréalais depuis plusieurs mois. Si bien que le service, dont la légalité a été critiquée à plusieurs reprises par le maire de la métropole Denis Coderre, se retrouve aujourd’hui face à des menaces de poursuite judiciaire.

Uber, dont la légalité du service a été critiquée à plusieurs reprises par le maire de la métropole Denis Coderre, se retrouve aujourd’hui face à des menaces de poursuite judiciaire.

Ailleurs au Canada, la légalité d’Uber a d’ailleurs été contestée devant les tribunaux – une situation qu’Uber Montréal souhaite éviter à tout prix.

Suite à sa rencontre avec les dirigeants de l’entreprise, le ministre des Transports s’est montré ouvert à la proposition, sans toutefois avantager Uber pour autant. Interrogé par Radio-Canada, Robert Poëti a déclaré : «Lorsque quelqu’un vient vous voir et vous dit : “Écoutez, on est une nouvelle technologie et une nouvelle forme d’entreprise qui vient vous demander conseil. Est-ce qu’on pourrait d’une certaine façon être capable d’entrer dans la loi?” Je crois que de claquer la porte [démontrerait] une fermeture qui n’est pas correcte.»

L’optimisme de Poëti est néanmoins bien mince à l’égard d’un terrain d’entente au sujet d’UberX, la déclinaison bon marché du service de transport d’Uber.

«Vous ne pouvez pas décider que vous allez faire quelque chose parce que vous êtes gentil et de monter une entreprise sur celle-ci sans suivre les règles», a expliqué le ministre à la CBC. «Ce sera donc plus difficile [à ce niveau], ça va de soi.»

Le PDG de Taxi Diamond, Dominique Roy, a sans surprise été sévère à propos de son concurrent. «Uber travaille à Montréal depuis un an de façon illégale, et aujourd’hui, il demande à modifier la réglementation pour se rendre légal», raconte Roy. «Je trouve ça vraiment indécent de leur part, mais c’est leur mode d’opération.»

Au début de la semaine, le ministère de l’Intérieur français a annoncé que l’application UberPOP, l’offre payante de transport entre particuliers proposée par Uber, sera interdite au pays selon une nouvelle loi qui entrera en vigueur le 1er janvier prochain.