FACIL vous invite à vous prononcer contre C-51

Cybersurveillance

Québec

Accepté par la Chambre des communes le mois dernier, le projet de loi antiterroriste canadien est actuellement à l’étude au Sénat. La population peut-elle faire renverser son adoption?

C’est du moins ce qu’espère FACIL, l’organisme pour l’appropriation collective de l’informatique libre, qui appelle aujourd’hui les citoyens à se prononcer contre C-51, le controversé projet de loi qui a suscité bon nombre de critiques de la part de spécialistes de l’informatique et défenseurs des droits et libertés.

Rappelons que le lanceur d’alerte Edward Snowden a manifesté son inquiétude à l’égard du projet de loi en mars dernier, tandis que Thomas Drake, ancien cadre haut placé de la NSA, l’a tout simplement décrit comme «une version du Patriot Act sur les stéroïdes» en entrevue avec Branchez-vous.

Le point du vue de FACIL sur le projet de loi

FACIL estime qu’avec le projet de loi C-51, le gouvernement Harper s’apprête à augmenter de façon démesurée les pouvoirs du SCRS au détriment de la liberté d’expression. Du même souffle, elle ajoute que C-51 ne fait «absolument rien pour protéger la vie privée» des citoyens, «bafouée au plus haut point par les activités de surveillance des États et des grandes entreprises du numérique».

Si une masse critique parvient à sensibiliser suffisamment de membres du Sénat, le vent pourrait tourner.

Enfin, FACIL souligne ce que plusieurs spécialistes du renseignement (dont Snowden) ont décrié à plusieurs reprises : les programmes de cybersurveillance sont extrêmement coûteux et fondamentalement inefficaces contre le terrorisme. «Les citoyens ne doivent pas céder à la peur et brader leurs droits et libertés pour une illusion de sécurité», mentionne le communiqué.

Comment faire en sorte que le projet de loi C-51 soit rejeté par le Sénat? En écrivant à votre sénateur ou sénatrice.

Bien entendu, l’issue d’un tel exercice ne comporte absolument aucune garantie. Toutefois, si une masse critique se mobilise et parvient ainsi à sensibiliser suffisamment de membres du Sénat, il n’est pas impossible de voir le vent tourner.

FACIL invite également les internautes à lire le Plan de protection de la vie privée proposé par l’organisme OpenMedia, et à se renseigner sur les solutions technologiques proposées par le site PRISM Break qu’ils peuvent employer pour augmenter la confidentialité de leurs communications sur la Toile.