La réponse de Twitter à «l’innovation» de la STM

#InnoverCommeLaSTM

Québec Exclusif

Ce matin, la Société de transport de Montréal dévoilait un nouveau moyen de recharger sa carte OPUS à la maison. Le hic selon Twitter, c’est que cette solution semble être datée du siècle dernier.

Objectivité oblige, nous avons rapporté la nouvelle comme il se doit. Les usagers des transports en commun d’un ensemble de villes québécoises (dont évidemment Montréal) peuvent désormais se procurer un lecteur USB pour recharger leur carte OPUS à la maison. Ce gadget se vend au coût de 14,49$.

Non, vous ne pouvez pas simplement jumeler votre carte OPUS à un compte en ligne afin de payer vos titres sans périphérique. Oui, nous sommes en 2015.

Devant ce constat, notre chroniqueur Mathieu Charlebois n’a pu s’empêcher de se moquer de cette solution «à la fine pointe de la technologie» selon la STM. Le mot-clic #InnoverCommeLaSTM est né ce matin, à 9h56. La communauté s’est ensuite chargée de le rendre viral.

«Je me souviens quand on a annoncé l’arrivée de la carte OPUS, il y a quelques années», nous confie notre chroniqueur. «C’était plein de promesses, on allait avoir plus de flexibilité et plus de choix. 7 ans après son entrée en vigueur, on a le même système qu’avant, mais avec une carte en plastique et moins d’employés dans les stations de métro. Le mot-clic, c’était ma façon de rire un peu au lieu d’être encore tanné de ne pas voir le progrès annoncé arriver.»

Manifestement, Charlebois n’est pas le seul à déplorer le manque d’innovation à la Société de transport de Montréal, comme les tweets suivants le démontrent.

On doit toutefois applaudir le gestionnaire de communauté de la STM, qui a su voir l’opportunité de rire de la situation tout en déclarant que l’organisme allait y répondre sous peu.

«Si la STM veut vraiment réduire ces files infinies à chaque premier du mois, elle devrait offrir des cartes de 30 jours et de 7 jours débutant n’importe quel jour du mois ou de la semaine. C’est le standard dans plusieurs villes ailleurs dans le monde, et on le fait déjà à Montréal avec les cartes de 3 jours», conclut Charlebois.

Avec un peu de chance, la STM envisagera peut-être d’offrir de réelles alternatives visant à réduire les files d’attente sans imposer les mêmes contraintes qu’à l’époque où elle portait le nom de la STCUM.