Pour Tesla, George Hotz est perçu comme une menace

David contre Goliath?

Après la publication d’un article de Bloomberg présentant le système de pilotage automatique développé par un pirate de 26 ans, Tesla a tenu à remettre les pendules à l’heure.

Si vous êtes à l’affût de l’actualité technologique des dernières années, il y a de fortes chances pour que vous ayez entendu parler de George Hotz (alias geohot).

En août 2007, il est devenu la première personne à développer un méthode permettant de débrider l’iPhone à l’époque où le téléphone ne pouvait être utilisé que sur le réseau de AT&T. Par la suite en décembre 2009, Hotz s’est amusé à contourner les mesures de sécurité de la PlayStation 3 afin de permettre l’installation de logiciels non autorisés par Sony.

Cette semaine, Hotz a invité un journaliste Ashlee Vance à lui rendre visite dans son garage pour lui présenter son dernier projet : une voiture munie d’un pilote automatique. Aussi absurde que ça puisse paraître, l’ingénieur de 26 ans est parvenu à transformer son Acura ILX 2016 en une voiture autonome. Cet exploit méritait sa couverture médiatique. Et bien entendu, Hotz ne s’est pas gêné d’écorcher au passage Google et Tesla.

Tesla n’a pu s’empêcher de discréditer les affirmations de Bloomberg dans un geste qui semble désespéré pour une entreprise pourtant si bien positionnée à l’heure actuelle.

Mais voilà, si la logique voulait que le constructeur automobile américain ne daigne répondre aux propos d’une simple personne (brillante cela dit), Tesla n’a pu s’empêcher de discréditer les affirmations de Bloomberg dans un geste qui semble désespéré pour une entreprise pourtant si bien positionnée à l’heure actuelle.

«Nous croyons qu’il est extrêmement peu probable qu’une seule personne, ou même une petite entreprise qui n’a pas de vaste capacité de validation d’ingénierie serait en mesure de produire un système de conduite autonome pouvant être déployé sur des véhicules de production», a déclaré Tesla.

L’entreprise poursuit en ajoutant que, bien que le système de Hotz peut fonctionner sur le tronçon d’une route connue, le secret d’un système de pilotage automatique est «d’être efficace à 99,9999%», soit le but ultime excessivement plus difficile à atteindre.

Bien que le point de vue de Tesla soit parfaitement valide, il demeure étrange de voir une entreprise de son envergure passer sous silence le fait que Hotz soit parvenu à un tel résultat, après environ 30 jours de travail, en exploitant seulement des pièces déjà sur le marché, sans y investir plusieurs millions de dollars.

Finalement, l’attention que porte Tesla aux travaux de Hotz semble l’avoir élevé au rang de menace potentielle pour l’entreprise.