Percée juridique importante pour la voiture autonome de Google

Transports

La voiture autonome pourrait bientôt avoir la même définition légale qu’un conducteur humain aux États-Unis, ce qui représenterait une importante victoire notamment pour Google.

La National Highway Traffic Safety Administration, soit l’agence fédérale américaine responsable de la sécurité routière, a partagé ses réflexions au sujet de la voiture autonome en publiant cette semaine une lettre à l’attention de Google.

«Si aucun être humain à bord du véhicule ne peut conduire le véhicule, il serait plutôt raisonnable d’identifier le conducteur comme étant quoi que ce soit (par opposition à qui que ce soit) effectuant la conduite du véhicule.»

Soulignons que pour le moment aux États-Unis, seuls quatre états (en plus de Washington DC) autorisent la circulation de voiture autonome sur leurs routes – la Californie, la Floride, le Nevada et le Michigan – à condition qu’un être humain à bord puisse reprendre le contrôle du véhicule en tout temps.

Mais cette exigence pourrait bientôt être levée. C’est du moins ce que suggèrent les récents propos de la NHTSA, qui semble avoir changé de perspective à cet égard.

«Si aucun être humain à bord du véhicule ne peut conduire le véhicule, il serait plutôt raisonnable d’identifier le conducteur comme étant quoi que ce soit (par opposition à qui que ce soit) effectuant la conduite du véhicule», peut-on lire dans la lettre en question.

«Dans ce cas-ci, une composante de l’équipement du véhicule automobile, soit le système de pilotage automatique, est dans les faits ce qui conduit le véhicule.»

Bien que ce changement de ton représente une victoire non seulement pour Google, mais pour tout projet de voiture autonome (saluons au passage Tesla), un important facteur semble être absent de la lettre. En effet, nulle part n’est-il question de responsabilité civile (le mot «liability» étant complètement absent). Advenant un accident de la route, on ignore au moment d’écrire ces lignes qui portera le blâme : le concepteur du système de pilotage automatique ou le propriétaire du véhicule?

Maintenant que Google vient essentiellement de recevoir la bénédiction de la NHTSA, la prochaine étape pour sa voiture sera d’évaluer si elle respecte les Federal Motor Vehicle Safety Standards, soit les normes américaines de sécurité des véhicules automobiles.

À noter que le mois dernier, le gouvernement américain a annoncé – en partenariat avec Ford, General Motors, Google, Tesla et Volvo – un plan de 4 milliards de dollars US sur une échelle de 10 ans ayant pour objectif d’intégrer de façon sécuritaire les voitures autonomes sur les routes des États-Unis.

  • http://Rhialto.com/ Rhialto

    J’ignorais que la fonction de stationnement automatique sur les BMW série 7 était interdite d’usage aux USA…

    P.S. Volve = Volvo

    • https://branchez-vous.com/ Laurent LaSalle

      Au moins je n’ai pas écrit Vulve. #OhWait #Shiet #Merci

      • http://Rhialto.com/ Rhialto

        En effet! hehe… Oh, j’ai dû Googler Shiet que j’ignorais mais c’était ce que je croyais. Bref il doit passer là où l’autre accroche parfois.

  • Gumby

    Après les Uber, pourquoi pas se commander une voiture sans chauffeurs ?
    On commande via un smartphone ou un terminal avec l’endroit où l’on désire se rendre, la voiture arrive par elle-même, on embarque, on annonce vocalement le départ, la voiture nous amène à notre destination via un trajet optimisé en temps via Google Trafic/Maps, et tout est payé automatiquement.
    C’est là qu’on va bientôt être rendu! Fini les Taxi qui bloquent les aéroports.

    • Frank Malenfant

      C’est déjà l’objectif ultime d’Uber. Les chauffeurs ne sont pour Uber qu’un mal nécessaire qu’ils sont obligés de réminérer d’ici là.

  • Gaston

    Pour moi qui ne peux avoir de permis de conduire (pas une assez bonne vision), c’est de plus en plus intéressant.

    • Frank Malenfant

      Techniquement aussi, une voiture autonome n’aurait pas besoin d’être possédée par un propriétaire. Nous pourrions grandement réduire le nombre de voitures si on le voit comme ça. Si par exemple j’arrive au travail à 7h le matin, la voiture qui m’a apporté au travail pourrait aller chercher une autre personne qui commence le travail plus tard et effectuer ainsi des trajets pour des dizaines de personnes toute la journée. Tant que j’ai une voiture qui vient me porter chez moi à la sortie du travail, peu importe laquelle c’est. Je crois que le principe des véhicules en libre partage se développera grandement avec l’avènement des voitures autonomes. À moyen terme, cette réalité menace bien plus encore l’industrie du taxi qu’Uber, quoi qu’on sait que c’est là l’ambition ultime d’Uber.

      Ça représente effectivement un grand potentiel pour les personnes qui ne peuvent pas conduire en raison de leur âge, de leur condition physique ou de leur état altéré par l’alcool ou les drogues. Tout cela combiné à une meilleure conscience des environs réduira grandement le nombre d’accidents tout en améliorant la mobilité des individus.

  • Yves Ouellette

    Intéressant, je crois que ce type de véhicule peut réduire le nombre d’accident.

  • bambi

    Chui curieux de voir comment le char va réagir au tempête hivernal du Québec avec un 30 cm de neige. C’est déjà toff de voir à plus de 10 pied. J’imagine pas la voiture… Finalement je sais que beaucoup vont adoré le format compacte mais mais je trouve que tout ce qui est en bas de 18′ de long c’est trop petit pour être intéressant.

    • Frank Malenfant

      La taille du véhicule n’est pas reliée au caractère autonome de la voiture, donc il pourra y en avoir de tous les formats. On n’a qu’à penser aux camions de centaines de tonnes dans les mines qui sont déjà autonomes.

      Pour ce qui est de l’hiver, je me demande effectivement comment ça va fonctionner, mais c’est sûr qu’avec divers capteurs radar ou autre une voiture pourrait arriver à mieux voit que nos yeux et même à évaluer l’état de la chaussée. On n’a qu’à penser aux télescopes spatiaux qui réussissent à voir ce qu’on ne voit pas à l’œil nu en se déplaçant dans les fréquences hors du spectre visuel comme les infra-rouges, les ultra-violets ou les rayons X. Probablement que nous, pays nordiques, seront les derniers à bénéficier de cette technologie en fonction du défi technologique que représente la conduite hivernale.