Les centres de données se mettent au vert

Par Tristan Geoffroy – le dans Actualités
Qu'on se le dise une fois pour toutes, ce n'est pas parce que l'on voyage virtuellement via Internet que l'on pollue moins. Bien au contraire! D'après Greenpeace, d'ici 2020, les centres de données mondiaux consommeront plus que la France, le Brésil, le Canada, et l'Allemagne réunis.

La seule implantation des réseaux cellulaires, des centres de données et des industries reliées à notre vie numérique est responsable de la disparition de plus de 1500 km2 de forêt aux États-Unis seulement. Heureusement, les géants de l’industrie ont compris l’enjeu et ouvrent désormais des centres 100% verts.

Facebook continue sur sa lancée

L’entreprise de Mark Zuckerberg n’en est pas à son premier centre de données écologique. Dès 2011, Facebook a en effet ouvert un premier centre à l’extérieur des États-Unis, à Luleå, en Suède. En plus d’être alimenté par des centrales hydro-électriques, faisant donc appel à de l’énergie 100% renouvelable, la météo plutôt fraiche de la région permet de refroidir plus efficacement les milliers de serveurs qui y sont hébergés. Fini les dépenses énergétiques inutiles, ici on fait du bien à l’environnement ainsi qu’aux finances du groupe.

Un aperçu du centre de données de Facebook en Irlande.
Un aperçu du centre de données de Facebook en Irlande.

Facebook continue sur sa lancée en venant d’ouvrir un nouveau centre de données en Irlande, à Clonee, non loin de son siège social européen (bien entendu, l’Irlande, c’est aussi très bien pour payer un minimum de taxes). Ce dernier dispose de toutes les dernières technologies afin de respecter un engagement auprès de Greenpeace. Effectivement allié au groupe de défense environnemental depuis 2011, Facebook a promis d’utiliser au moins 50% d’énergies renouvelables  pour l’alimentation de ses infrastructures d’ici 2019. Et pour l’instant, le pari tient encore. 

Même si la température n’est pas toujours aussi fraîche aux États-Unis, Facebook, qui dispose de plusieurs centres de données sur le continent nord-américain, tente de corriger le tir en ayant notamment signé l’année dernière un contrat avec une ferme d’éolienne texane fournissant plus de 200 mégawatts. Il y a donc toujours moyen de s’améliorer tout en conservant les infrastructures existantes.

Microsoft n’hésite pas à se mouiller

Je dois avouer que le jeu de mots est plutôt facile quand on connaît la nouvelle stratégie environnementale de Microsoft. Plutôt que de se contenter de construire des centres de données dans des contrées plutôt froides, le groupe américain a décidé d’exploiter les 71% de la surface terrestre restants soit, les océans.

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Grâce au projet Natick, le géant de Redmond compte bien changer la donne. Étant donné que la majorité des populations habite le long des côtes, installer des centres de données proches de ces centres urbains vient diminuer de façon notable le temps de latence. 

Les ingénieurs de Microsoft pensent déjà à mettre en place des systèmes d’alimentation fournissant une électricité 100% renouvelable via des génératrices marémotrices ou des éoliennes maritimes.

Dans un caisson circulaire de 3 sur 2 mètres pesant plus de 1,7 tonne, 300 PC sont confinés dans un environnement évidemment étanche et immergé sous l’eau. Installé à environ 1 km des côtes américaines, le projet a fonctionné durant trois mois, depuis août dernier, le tout contrôlé à distance de la côte. Évidemment, le caisson était alimenté en électricité via la surface, mais les ingénieurs pensent déjà à mettre en place des systèmes d’alimentation fournissant une électricité 100% renouvelable via des génératrices marémotrices ou des éoliennes maritimes.

La prochaine étape est pour le moins ambitieuse. Microsoft espère pouvoir immerger des engins 4 fois plus grands contenant 20 fois la puissance de calcul du premier essai et pouvant rester sous l’eau sans maintenance durant plus de 5 ans. L’autre énorme avantage de cette solution et qu’il n’impose pas l’acquisition de terrains et la construction et l’entretien de bâtiments.

Évidemment, si des problèmes techniques surviennent, changer une carte mère ne nécessitera pas seulement un tournevis, mais officiellement, un scaphandre.

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Tristan Geoffroy

Né à Marseille dans le sud de la France, Tristan est venu s'installer à Montréal en 1992 afin d'y continuer ses études en Tourisme, avant de se consacrer à sa plus vieille passion : les ordinateurs et les jeux vidéo. Il est notamment connu au Québec pour avoir été coanimateur, chroniqueur et recherchiste à l’émission M. Net.