The Screening Room veut distribuer des films le jour de leur sortie au cinéma

Le cinéma à la maison

Après avoir bouleversé l’industrie musicale en lançant Napster en 1999 et contribué aux débuts de Facebook, Sean Parker souhaite s’attaquer à Hollywood.

Pour se faire, il s’est associé avec l’ex-directeur de contenus du conglomérat SFX Entertainment, Prem Akkaraju, pour fonder la startup The Screening Room. La vocation de celle-ci? Offrir aux studios hollywoodiens de distribuer aux foyers américains leurs longs-métrages le jour de leur sortie en salle sous forme de location.

Pour contrer le piratage, l’entreprise imposerait à ses clients de payer environ 150$ US pour le lecteur vers lequel seraient transmises les locations.

Selon ce que rapporte le magazine Variety, le prix de la location serait fixé à 50$ US, octroyant aux utilisateurs la possibilité de visionner le film une seule fois, dans le confort de leur salon, pendant une période de 48 heures. Et pour contrer le piratage, l’entreprise imposerait à ses clients de payer environ 150$ US pour le lecteur vers lequel seraient transmises les locations. On ignore toutefois s’il s’agit ici d’achat d’équipement, de frais pour une location annuelle, ou autre – il est question du prix «d’accès» au lecteur en question.

Les deux hommes d’affaires auraient ainsi rencontré des dirigeants de divers studios hollywoodiens. Aux dires de personnes ayant assisté à ces rencontres, The Screening Room serait sur le point de conclure un partenariat avec AMC. 20th Century Fox, Sony et Universal auraient également manifesté leur intérêt, contrairement à Disney, qui ne serait pas intéressé. Cependant, ces pourparlers n’en seraient toujours qu’à leurs balbutiements. Qui plus est, The Screening Room souhaite obtenir l’exclusivité de ce type de distribution – ce qui nuirait aux relations d’Universal qui distribue déjà ses films par le biais de sa société mère Comcast, en plus de contredire la stratégie de Sony qui en fait autant avec son PlayStation Store.

Afin de ne pas se mettre à dos les exploitants de salles de cinéma, la startup proposerait un pourcentage significatif sur les recettes, pouvant atteindre 20%. De leur côté, les distributeurs participants obtiendraient également une redevance de 20%, et 10% de la facture reviendrait à The Screening Room.

Ce n’est pas la première fois qu’une telle initiative voit le jour. En 2011, la comédie Tower Heist était offerte en vidéo sur demande trois semaines après sa sortie en salles aux clients de Comcast pour un prix de location fixé à 59,99$ US. Une mise à l’essai qui s’est alors soldée par un échec.

  • sylvain tremblay

    sa risque d’ouvrir la porte aux copie pirater

    • Denis

      malheureusement je crois que tu as raison c’est pour cela que ça ne sera jamais accepter par les grands studio.

    • Gumby

      Ça ne risque pas: Ça va se produire.
      Avec une fausse carte de crédit, en utilisant des réseaux afin de masquer la provenance, je suis certain qu’il y en a qui n’attendent que ça.