Apple a essentiellement confirmé ses plans de voiture autonome

Apple Car

Le débat sur la réglementation des voitures autonomes aux États-Unis a accueilli un nouveau joueur en Apple, qui s’est officiellement positionnée comme une entreprise enthousiaste à son potentiel.

Après toutes les rumeurs et spéculations entourant la mystérieuse Apple Car, une lettre adressée à la National Highway Traffic Safety Administration est devenue ce weekend la plus évidente manifestation officielle de l’entreprise liée à son développement.

«[Apple] investit massivement dans l’étude de l’apprentissage machine et de l’automatisation, et est enthousiaste quant au potentiel des systèmes automatisés dans de nombreux domaines, y compris le transport.»

Steve Kenner, directeur de l’intégrité de produit chez Apple, a ainsi demandé à l’agence fédérale responsable de la sécurité routière des États-Unis de ne pas restreindre les essais de voitures autonomes sur ses routes. Malheureusement, ce dernier s’est toutefois gardé de confirmer clairement le degré d’implication de son entreprise dans l’industrie automobile.

«Notre entreprise investit massivement dans l’étude de l’apprentissage machine et de l’automatisation, et est enthousiaste quant au potentiel des systèmes automatisés dans de nombreux domaines, y compris le transport», a-t-il écrit. «Conçus conformément aux directives de la NHTSA, les véhicules autonomes ont le potentiel d’améliorer considérablement l’expérience humaine – par la prévention de millions d’accidents de la route et de milliers de morts chaque année, et en offrant la mobilité à ceux qui ne l’ont pas.»

Apple exhorte par conséquent les législateurs à ne pas imposer de trop grandes restrictions à la mise à l’essai de cette technologie, en précisant que «les constructeurs [automobiles] bien établis et les nouvelles entreprises [du domaine automobile] devraient être traités de façon équitable».

Apple prête à partager ses données

Cette déclaration survient après la publication en septembre dernier de directives liées au développement de voitures autonomes, selon lesquelles le gouvernement Obama exige notamment que les entreprises travaillant au développement de cette technologie partagent leurs données avec l’agence fédérale de transports.

Alors que d’autres entreprises publiquement impliquées dans la conception de système de pilotage automatique – dont Ford, Google, Uber et Volvo – s’opposent à une réglementation imposant un tel partage, Apple s’est montrée ouverte à l’idée, tout en restant muette quant à son implication dans le domaine.