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Test du jeu Gears 5 : ça ne change pas le monde, sauf que…

Par Daniel Carosella – le dans Jeux vidéo, Tests

Si Microsoft ne compte toujours pas sur une multitude de séries exclusives, elle en a au moins quelques-unes de haut calibre. Parmi elles, Gears of War parvient à rallier les fans de jeux d’action très violents à chaque itération, et ce, même si tous les opus n’ont pas offert le même niveau de qualité. Avec Gears 5, le studio The Coalition a voulu rendre la série plus accessible que jamais, question que ce ne soient pas seulement les puristes qui y trouvent leur compte, et on peut dire que le studio a visé dans le mille !

Disponible sur: Xbox One, PC

Une valeur de production digne des autres Gears of War

Dès que vous démarrerez Gears 5, vous remarquerez à quel point la valeur de production du jeu est élevée. Visuellement, le jeu est splendide, de la modélisation des personnages aux superbes effets d’ombres et de lumières, en passant par les effets d’explosions et de particules venant exciter nos iris. Encore mieux: peu importe le degré d’action à l’écran, aucun ralentissement n’est visible. Le jeu conserve un taux de 60 images par seconde, peu importe ce qui se déroule sous nos yeux, ce qui est très impressionnant considérant sa magnificence !

Au niveau sonore aussi, vous serez à même de constater l’investissement de The Coalition. Les bruits des personnages et des armes demeurent lourds afin de coller avec le style de la franchise et la musique vient renforcer cette impression d’être dans une quête titanesque. De plus, bien que la version anglaise demeure supérieure, le doublage français est bien meilleur qu’au sein d’une majorité de jeux si ce n’est que certains personnages (dont Marcus) sont un peu trop caricaturaux. Ceci dit, vos oreilles bourdonneront de plaisir en entendant ce que Gears 5 a dans le ventre !

Une campagne plus aboutie que Gears of War 4, sauf que…

La campagne de Gears 5 prend place tout de suite après les événements de Gears of War 4. D’ailleurs, si vous ne vous rappelez plus des événements de ce dernier, un récapitulatif fort bien monté vous sera proposé. Vous y retrouverez les mêmes protagonistes que dans le volet précédent avec, une fois de plus, un accent mis sur JD Fénix, Del et, surtout, Kait Diaz, dont les mystérieuses origines font office d’intrigue principale. En suivant ce trio autour duquel se grefferont de nouveaux et anciens personnages de la franchise, vous plongerez un peu plus au coeur de ce qui n’avait été qu’effleuré au sein de Gears of War 4.

L’histoire solo est ainsi bien plus prenante et intéressante que celle du précédent Gears of War. Même si le premier acte mettant en vedette JD est on ne peut plus classique, vous verrez que le jeu étend fortement ses possibilités tout comme son arc narratif dès le second acte. En outre, les événements deviennent beaucoup plus intenses et les mystères s’intensifient afin de nous garder en haleine jusqu’à la toute fin de la campagne. Or, attendez-vous à terminer cette dernière sur une note laissant une grande porte ouverte à Gears 6, de sorte que la boucle narrative ne sera pas totalement bouclée après votre périple d’une dizaine d’heures !

Deux améliorations majeures pour moderniser le style Gears

Deux principaux éléments viennent modifier la formule classique de la franchise Gears of War de belle façon au sein de Gears 5. Ainsi, l’utilisation du robot Jack ainsi que l’ouverture vers des niveaux plus étendus viennent rafraîchir une formule qui stagnait grandement au sein de Gears of War 4.

Le petit robot volant qui vous suivra ne sera pas qu’un accessoire. The Coalition en a fait un allié extrêmement actif et utile au sein des nombreuses épreuves qui vous attendront au sein du jeu. Ainsi, Jack pourra utiliser une variété d’habiletés afin de vous soutenir ou attaquer vos adversaires. Par exemple, vous pourrez lui ordonner de vous donner un bouclier temporaire afin d’être mieux protégé, ou bien d’aller derrière les lignes ennemies et aveugler les monstres vous faisant face. Jack pourra aussi aller débloquer des mécanismes à distance et récolter des armes auxquelles vous n’avez pas accès de votre position. Bref, Jack deviendra votre meilleur ami avant longtemps !

Autrement, The Coalition a ouvert le jeu en corridor typique des précédents Gears of War afin de donner des allures de monde ouvert à la campagne solo. Ainsi, à un certain moment dans l’aventure, vous pourrez utiliser un véhicule dans des environnements enneigés et vous promener bien plus librement que par le passé. En plus de vos missions principales, vous aurez des objectifs secondaires ainsi que des endroits à explorer, menant bien souvent à des améliorations pour Jack. Je vous conseille d’ailleurs de tout visiter; bien que ce ne soit pas obligatoire, les récompenses en valent la peine !

Ces deux nouveautés permettant à Gears 5 de renouveler le style de Gears of War en lui apportant un sentiment de nouveauté plus que bienvenue. On a l’impression que le jeu permet à la série d’enfin se moderniser, et ce, même si cela ne se fait pas sans limites.

Gears 5 demeure, à la base, un Gears of War. Ainsi, on a beau avoir intégré des nouveautés, si vous n’avez jamais aimé ce style de jeu de tir lourd misant sur la couverture et permettant de recharger ses armes à l’aide d’une barre défilant rapidement, Gears 5 ne changera pas votre sentiment envers la série. Même s’il est désormais possible d’attaquer au couteau (incluant à partir d’une cachette), l’essence même de ce qui fait un Gears of War n’a pas changé avec ce jeu.

Par ailleurs, l’effet de corridor est également toujours aussi présent. Certes, les niveaux sont plus gros qu’auparavant, mais le jeu donne toujours l’impression d’une grande liberté sans réellement l’offrir. Même dans le monde plus ouvert, vous verrez que ça demeure limité comparativement à d’autres jeux où on propose réellement des mondes ouverts. La grandeur des environnements est très appréciée, mais Gears 5 demeure intimement lié à ses origines de décors avec corridors où on doit tout massacrer.

Du multijoueur pour tous les goûts !

Bien entendu, Gears 5 offre un éventail de modes multijoueur, ces derniers ayant toujours fait partie de l’ADN de la série. Et question action, vous serez servi par les nombreuses possibilités en ligne !

L’un des nouveaux modes est Arcade, offrant une expérience chaotique et réellement axée sur l’action. Vous pourrez y acheter des armes spéciales à l’aide de jetons acquis en massacrant vos ennemis, et ces derniers viendront compléter l’arsenal de départ de votre personnage qui sera d’ailleurs basé sur ce dernier. Qui plus est, vous pourrez même recevoir des jetons si vous mourez souvent, question de donner un coup de pouce à ceux n’étant pas aussi familiers et bons que les vétérans de la série. Le jeu offre aussi une option coop afin que vous puissiez avoir du plaisir à massacrer des ennemis robotisés ou bien apprendre les bases du jeu à des amis moins expérimentés. Un bon mode développé par The Coalition, qui permettra aux joueurs de tous les niveaux d’y trouver du plaisir !

Autrement, on retrouve encore le classique mode Horde dans lequel il faut affronter une cinquantaine de vagues d’ennemis en s’entraidant. Toujours aussi rempli d’action, Horde devrait demeurer l’un des modes favoris puisqu’il s’agit de celui dans lequel on ressent le plus de satisfaction à s’investir pour progresser. Néanmoins, il s’agit d’un mode dans lequel il faut être prêt à mettre beaucoup, beaucoup de temps puisque les parties peuvent être très longues. Les vétérans de Gears of War savent de quoi je parle !

Sinon, les autres modes sont également fort intéressants tant ils sont bien développés et stressants à souhait. L’un d’eux, qui se nomme Ruée, est d’une violence inouïe alors qu’on doit s’échapper d’une Ruche avec d’autres joueurs. Vous devrez massacrer votre lot de Locusts en chemin et faire gicler l’hémoglobine un peu partout. Anxiété et adrénaline seront au rendez-vous, croyez-moi !

Les microtransactions: oubliez ça !

En terminant, petit point sur les microtransactions, qui sont présentes au sein du jeu. Bien honnêtement, ne tombez pas là-dedans et contentez-vous de progresser en jouant. Vous pouvez acheter de l’Iron pour de l’argent réel, et ce, afin de vous procurer des éléments esthétiques. Par exemple, un costume dit Premium vous coûtera au moins 10$. Or, pourquoi aller dépenser de l’argent supplémentaire pour de l’esthétisme ? Poser la question, c’est y répondre.

Sinon, vous pouvez acheter de petits ensembles afin de booster l’expérience que vous recevrez pendant une durée variable selon l’argent que vous mettrez. Encore une fois, ne tombez pas dans ce piège. Augmenter votre personnage ne vous apportera que des récompenses esthétiques, sans plus. Il n’y a absolument rien qui justifie une dépense monétaire supplémentaire, d’autant plus qu’on ne ressent plus cette envie de progresser en niveaux après un certain temps. C’est plaisant de recevoir des récompenses, mais après plusieurs parties à acquérir de l’expérience et uniquement débloquer des éléments d’apparence, on finit par vouloir simplement jouer à ce qui nous plaît sans tenir autant compte des récompenses qu’on en retirera.

Devriez-vous y jouer ?

Même si je ne suis pas le plus grand fan de Gears of War, j’ai apprécié chacun de ses opus à différents niveaux. Gears 5 est l’un de ceux avec lequel j’ai eu le plus de plaisir, non seulement en raison de son multijoueur, mais aussi grâce à sa campagne plus élargie et peaufinée que les précédentes. Même si on retrouve un Gears avec, à sa base, ses limites, Gears 5 est un jeu rempli d’action et d’adrénaline apportant avec lui un vent de modernité qui plaira autant aux vétérans de la franchise qu’à ceux la connaissant plus ou moins !

Ce que vous aimerez:

– L’ajout du robot Jack, qui deviendra rapidement votre meilleur ami;

– Le style Gears toujours aussi efficace et violent;

– Les niveaux plus ouverts en solo ainsi que le peaufinage apporté en multijoueur.

Ce que vous n’aimerez pas:

Gears 5 demeure un Gears. Ainsi, l’impression de liberté demeure une impression;

– Attendez-vous à un Gears 6 avec la façon dont la campagne se termine;

– Les microtransactions. Point.

Note: 8.5 sur 10

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Daniel Carosella

Passionné de jeux vidéo depuis une trentaine d'années, Daniel est chroniqueur en jeux vidéo depuis plus de 21 ans. Il a commencé sur Quebec64 puis sur JeuXpress.ca avant de devenir rédacteur en chef de HardGamers.com jusqu'à la fermeture du portail. Depuis 2010, il collabore au magazine AffairesDeGars en tant que chroniqueur, en plus de participer au podcast Réalité Augmentée.Diplômé en criminologie, Daniel est aussi intervenant psychosocial dans la vie de tous les jours. S'il est conscient qu'il ne peut sauver le monde, il essaie tout de même d'aider le maximum de personnes entre deux parties de jeux vidéo !