Cyberintimidation : Très néfaste, bien que limitée

Le phénomène de l'intimidation sur Internet ne serait pas aussi répandu que ce qu'on serait porté à croire. Ses effets seraient toutefois «très néfastes» pour les victimes selon un rapport déposé cette semaine.

Dans le cadre de sa lutte contre l’intimidation, le gouvernement du Québec a déposé mercredi à l’Assemblée nationale le rapport Ensemble contre l’intimidation dans lequel on a évalué la portée du phénomène auprès de 56 000 élèves du primaire et du secondaire à travers la province.

Le comité composé de spécialistes conclut ainsi que les cas de cyberagressions demeurent plutôt rares au Québec. «Ce sont 6,8% des élèves du primaire et 7,7% du secondaire qui déclarent avoir été, une ou deux fois, la cible de messages humiliants ou de fausses rumeurs sur Internet au cours de l’année scolaire», peut-on lire dans le rapport.

«Les formes plus traditionnelles d’agressions (insultes, bousculades, commérage, rejet) récoltent, pour leur part, des taux supérieurs comparativement aux cyberagressions, atteignant près de 20% des élèves du primaire et 16,5% au secondaire, notamment pour les insultes et les menaces à répétition (intimidation / harcèlement).»

Les conséquences propres à la cyberintimidation

«L’interface de communication peut avoir pour conséquences de désinhiber certains actes et de court-circuiter l’empathie, autant chez les auteurs de comportements problématiques que chez les témoins.»

Si elle est moins importante que ce qui a été rapporté dans les médias ces dernières années, l’intimidation sur le Web et les réseaux sociaux peut avoir des effets plus nocifs que celle exercée de toute autre façon compte tenu du sentiment de déresponsabilisation que peut procurer le médium.

«Pour certains usagers, l’interface de communication peut avoir pour conséquences de désinhiber certains actes et de court-circuiter l’empathie, autant chez les auteurs de comportements problématiques que chez les témoins. […] Lorsque l’intimidation se produit en ligne, des conséquences particulières peuvent aussi entraîner des effets néfastes chez la personne qui en est la cible, dont la perte d’intimité, l’atteinte à la vie privée et l’incapacité de se défendre.»

Il va de soi cependant qu’il peut être difficile de quantifier avec précision le nombre de personnes qui sont l’objet d’insultes en privé sur le Web, où l’on retrouve une panoplie d’outils permettant aux harceleurs une certaine discrétion. Le rapport ne fait pas état de cette nuance, mais souligne toutefois la portée plus importante que peut avoir l’intimidation en ligne.

«Le fait que le cyberespace transcende le temps et les frontières complique les mesures de protection personnelle et nuit à la cessation des actes de cyberintimidations», soutiennent les spécialistes.

Parmi les recommandations du comité ayant effectué ces observations, il est question de faire la promotion de comportements empreints de respect et de civisme, de mobiliser les acteurs de la société québécoise afin de déployer des interventions optimisées, et de former des intervenants de façon adéquate, et enfin de financer davantage les recherches sur le sujet dans le but d’améliorer les connaissances et les outils des acteurs et intervenants.

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