Une vidéo de 3 minutes résumant la surveillance électronique de la NSA

Surveillance

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Le quotidien The Guardian a publié cette semaine une vidéo qui explique de façon simple comment et pourquoi les gouvernements américains et britanniques surveillent les internautes.

Afin de mieux comprendre les révélations récentes d’Edward Snowden, anciennement employé de la National Security Agency, et les méthodes de cybersurveillances employées par les différents gouvernements, nous vous proposons de visionner la courte vidéo ci-jointe.

Puisque la narration est en anglais, nous avons traduit celle-ci ci-dessous.

Maintenant que la quasi-totalité de la planète est en ligne, connectée, ou numérique d’une façon ou d’une autre, les espions ne limitent plus leur surveillance à un ou deux méchants.

Désormais, les gouvernements du Royaume-Uni et des États-Unis font la cueillette massive de renseignements à propos de ce que nous faisons sur nos téléphones intelligents, et sur Internet.

Comment font-ils?

Maintenant que vous savez que vous êtes surveillé, comment cela change-t-il votre comportement, la façon dont vous parlez à vos amis, et le degré de confiance que vous accordez aux gens autour de vous?

Les gouvernements emploient deux principales méthodes afin de mettre la main sur cette information.

La première façon est de travailler avec les entreprises qui exploitent le réseau (les fournisseurs d’accès à Internet) afin de mettre les câbles qui servent à transférer cette information sur écoute électronique. Ils peuvent ainsi filtrer les quantités énormes de données qu’ils recueillent, et tous les messages qui s’y trouvent, et stockent le tout dans d’immenses banques de données informatiques.

L’autre technique implique d’utiliser leurs relations avec les entreprises du secteur technologique afin de mettre la main sur des courriels, des messages, ou d’autres types d’informations directement à même leurs services américains.

Que font-ils avec cette information?

En réalité, les agences d’espionnage jettent la majorité du contenu qu’elles collectent. Elles préservent les données dans ses systèmes pendant environ 3 jours, avant de supprimer tout ce qui ne provient pas de l’une de ses cibles. Les métadonnées par contre, qui a envoyé un message, à qui a-t-il été transmis, et plus encore, ça c’est une tout autre histoire.

Ces agences conservent pratiquement toutes les métadonnées qu’elles croisent pour une période d’environ un mois au Royaume-Uni, et jusqu’à un an aux États-Unis. Cela représente des profils de millions d’individus : qui parle à qui, qui connaît qui, et où une personne se trouve si nécessaire.

Ces révélations suscitent beaucoup de questions.

Qu’est-ce que cela veut dire?

Quel est l’équilibre entre le droit à la vie privée et le devoir des autorités de nous protéger? Les gouvernements américains et britanniques font valoir que ces programmes de surveillances nous aident à rester à l’abri du terrorisme.

Mais qu’advient-il si vous êtes accusé à tort? Et devrait-on simplement accepter qu’Internet est désormais un endroit différent, géré par des entreprises et des gouvernements qui peuvent le surveiller comme bon leur semble?

Maintenant que vous savez que vous êtes surveillé, comment cela change-t-il votre comportement, la façon dont vous parlez à vos amis, et le degré de confiance que vous accordez aux gens autour de vous?

Ces révélations ont changé à jamais le cours d’Internet.

La vie privée a-t-elle un avenir en ligne tout court?

  • http://agencemarketingmontreal.com/ Jason Mailley

    La dernière fois que j’ai rencontré quelqu’un en ligne qui semblait intéressé à la cause (Puisque son historique mentionnait son opinion sur le programme Echelon), je me suis amusé à sortir les information de cet inconnu pour faire la démonstration de la quantité d’information que quelqu’un peut mettre en ligne sans se rendre compte.

    En environ 1 heure, j’ai sorti son vrai nom, le nom de son père et de sa mère, le nom de ses frères, les noms des écoles (non publiés), les lieux de travail (non publiés), les opinions politiques (partiellement publié), les liens d’amitiés de cette personne, les endroits ou elle prend des vacances (la photo en background), les activités de toute la famille, une note écrite de la main de cette personne, et finalement, puisque le hasard a décidé que le père de cette personne travaille dans le même édifice que moi, donc un coup parti, j’ai pris une photo de mes clés que je présume être les mêmes que son père :) J’aurais pu trouver encore beaucoup plus d’informations mais je n’avais pas d’intérêt pour investir plus de temps.

    Je n’avais aucune idée de l’identité de cet individu au départ, qui as cru au départ que je l’espionnais car ses listes de contacts étaient confidentielles, son nom n’était pas véritable et ce n’est pas le genre d’usager à étaler ses informations en public.

    Et non, je l’ai informé que j’avais uniquement croisé des métas-données publiques, manuellement, à partir de Google. De plus, je n’ai aucun intérêt pour l’espionner, à part celui de faire la démonstration que les données que vous ET les membres de votre réseaux divulguent en révèlent déjà bien plus que ce que vous pensez. Il est ridicule de croire que l’élimination de ce genre de programme augmentera considérablement votre droit à la vie privée si vous utilisez des réseaux sociaux.

    @Jasonmailley:disqus

    pic.twitter.com/eyk8rGJVKE

  • anthony

    Le liens ne fonctionne plus.

    • http://branchez-vous.com/ Laurent LaSalle

      C’est corrigé. Merci!