Valve met la hache dans Steam Greenlight

Le feu passe au rouge

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Steam Greenlight, le service qui permet aux joueurs de voter sur les produits qu’ils aimeraient voir apparaître sur l’accueil et dans la boutique de Steam, sera remplacé ce printemps par un système d’inscription : Steam Direct.

Inspiré des plateformes de sociofinancement comme Kickstarter, le programme Steam Greenlight permet aux développeurs indépendants d’attirer l’attention des joueurs sur leurs jeux selon un système de votes – une attention qui n’aurait jamais pu obtenir autrement. Pour pouvoir participer à ce programme, les développeurs devaient payer des frais d’inscription de 100$ US; somme qui était ensuite redistribué à la fondation caritative Child’s Play.

«Greenlight nous a permis de passer à un mode de distribution plus direct sans parvenir totalement à réaliser notre objectif», a déclaré Alden Kroll, designer d’interface utilisateur pour Valve, sur le blogue Steam Community. «Ce système a cependant permis à de nombreux développeurs de publier des nouveaux jeux sur Steam. Plus d’une centaine de titres Greenlight ont fait plus d’un million de dollars. Ces titres n’auraient probablement pas pu être publiés si le magasin Steam était strictement contrôlé par un petit groupe de personne.»

Aux yeux de Valve, Greenlight est aujourd’hui «le dernier obstacle» l’empêchant d’offre aux développeurs une méthode de distribution plus directe.

Soulignons toutefois que la popularité du programme Greenlight était telle qu’en cours de route, certains ont tenté de s’attirer des votes en offrant des clés de téléchargement en guise de pot-de-vin – une pratique que Valve a d’ailleurs vivement critiquée, puisque les votes ainsi générés ne représentaient pas le réel intérêt de ses utilisateurs.

Cette popularité a également diminué de façon significative la qualité des titres que l’on retrouvait dans ce portail. Valve a tenté de rectifier le tir de diverses façons, notamment en permettant à ses utilisateurs d’obtenir le remboursement d’un jeu auquel ils avaient joué moins de deux heures en moins de deux semaines, signalant aux développeurs de faire preuve de prudence avant de soumettre tout et n’importe quoi.

Aux yeux de Valve, Greenlight est aujourd’hui «le dernier obstacle» l’empêchant d’offre aux développeurs une méthode de distribution plus directe.

Voilà pourquoi l’entreprise a annoncé aujourd’hui qu’au printemps prochain, Greenlight cédera sa place à un nouveau programme, Steam Direct, selon une formule simplifiée : exiger des développeurs qui souhaitent y vendre leurs jeux de remplir des documents administratifs – un processus «qui s’apparentera à celui de l’ouverture d’un compte en banque» – et de s’acquitter «d’une somme remboursable» pour chaque titre qu’ils souhaitent distribuer sur Steam. Bien que Valve n’ait pas encore déterminé le montant précis de ces frais, l’entreprise a établi une fourchette allant de 100 à 5 000$ US après avoir discuté du sujet avec certains développeurs.

Avec cette nouvelle formule, Valve espère que les titres de qualité exécrables disparaîtront progressivement de sa boutique pour faire place à des jeux avec un meilleur potentiel.