Mayer et Zuckerberg critiquent leur gouvernement au sujet de la NSA

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Plusieurs entreprises du milieu technologique font pression sur le gouvernement américain afin d’être autorisées à publier le nombre de requêtes qu’elles reçoivent de la NSA, l’Agence nationale de la sécurité des États-Unis.

La loi interdit à ces sociétés de divulguer la quantité de données qu’elles fournissent à l’État.

Dans le cadre de l’événement TechCrunch Disrupt, un journaliste a demandé à Marissa Mayer pourquoi les entreprises n’ont pas décidé de signaler publiquement les agissements du système de surveillance américain. «Divulguer de l’information classifiée est un acte de trahison sous peine d’incarcération», a-t-elle répondu.

Lundi dernier, des dirigeants de Yahoo, Facebook, Google, et d’autres entreprises du milieu technologique ont rencontré les conseillers du président responsables de l’intelligence et de la communication du gouvernement. Cette rencontre survient après que Yahoo et Facebook ait une fois de plus intenté des recours judiciaires au sujet de la FISA.

La PDG de Yahoo a poursuivi en déclarant être «fière de faire partie d’une société qui dès le début, en 2007, a été sceptique au sujet de ces requêtes, jusqu’à examiner leur légitimité.»

Mayer fait référence à l’échec que son entreprise a dû essuyer à l’époque, lorsque Yahoo a poursuivi le gouvernement au sujet de la Foreign Intelligence Surveillance Act (FISA), qui fournit le cadre juridique du programme de surveillance de la NSA. «Lorsque vous perdez et que vous ne vous conformez pas à la loi, c’est un acte de trahison. Nous croyons qu’il est plus logique de travailler à l’intérieur de système.»

De son côté, Mark Zuckerberg croit que le gouvernement à fait «un mauvais travail» en tentant d’équilibrer la vie privée de ses citoyens et son devoir de les protéger. Le PDG de Facebook, une entreprise dont l’éthique face à l’information confidentielle des membres de son réseau social a souvent été critiquée, a déclaré : «Franchement, je crois que le gouvernement s’est planté.»

Suite aux révélations à propos du programme de surveillance américain dans les médias, «la réponse du gouvernement a été “Oh, ne vous inquiétez pas, nous n’espionnons pas d’Américains”. C’est merveilleux! C’est vraiment rassurant pour les sociétés qui tentent de servir les gens du monde entier, et ça va vraiment inspirer confiance en les entreprises américaines qui œuvrent sur Internet», a affirmé Zuckerberg. «La situation est loin d’être terminée. J’aimerais que le gouvernement soit plus proactif sur sa communication.»

Lundi dernier, des dirigeants de Yahoo, Facebook, Google et d’autres entreprises du milieu technologique ont rencontré les conseillers du président responsables de l’intelligence et de la communication du gouvernement afin de parler de cette crise. Cette rencontre survient après que Yahoo et Facebook ait une fois de plus intenté des recours judiciaires au sujet de la FISA.

À la fin du mois d’août, Microsoft (appuyé par Google) a également poursuivi le gouvernement afin d’obtenir l’autorisation de rendre publiques les demandes qui lui sont transmises en vertu de la FISA.