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De la maison connectée à Big Brother…

Par Sandra Bellefoy – le dans Actualités
Depuis plusieurs années, le principe de la maison connectée avec divers objets intelligents m'attire. Il suffit que l'on parle de domotique pour ma curiosité s'anime. Mais comme mes moyens financiers sont limités, mon enthousiasme sur le sujet a tendance à retomber comme un soufflé raté.

Ceci dit, les temps changent et il devient de plus en plus facile de faire entrer la domotique dans sa maison grâce à une multitude d’objets connectés. Une nouvelle ère s’ouvre à nous. Grâce aux applications diverses de nos appareils mobiles, on pourra désormais consulter son frigo, démarrer son four, faire partir la laveuse ou encore sa cocote-minute à distance.

Cette année, l’on découvre encore au CES de Las Vegas de nombreux  produits de domotique destinés au grand public. Et ce n’est qu’un début! Mon enthousiasme sur le sujet reprend vigueur…

La domotique à notre service domestique

À mon sens la domotique doit avant tout servir à nous simplifier la vie. Vive les robots aspirateurs! Et comment ne pas imaginer ce jour prochain où nos électroménagers communiqueront via nos appareils mobiles ou notre téléviseur?

J’en profite pour tester quelques gadgets Belkin en ma maison. J’adopte la prise «intelligente» pour brancher l’une de mes lampes compliquées à allumer et à éteindre. Ensuite, mon homme installe dans le walk-in un interrupteur «intelligent» qui me fait grand plaisir.

belkinwemoswitch

Pourquoi le walk-in me demandez-vous? Tout simplement parce que c’est la pièce que l’on oublie régulièrement d’éteindre avant de se coucher, et qu’il faut ensuite que l’un d’entre nous s’extirpe du lit pour aller l’éteindre! Il faut donc bien admettre que cet interrupteur futuriste nous simplifiera la vie.

À noter que cette année, les détecteurs de mouvements font leur apparition sur le marché. Plus besoin d’appuyer sur un interrupteur, il suffit d’entrer dans une pièce pour que s’allume la lumière. Ceci se révèle aussi efficace pour mettre en place son propre système de sécurité puisqu’il est possible, par exemple, de recevoir des notifications lorsqu’une personne entre dans notre maison pendant notre absence.

Sachant que les images de mon intimité circulent quelque part sur Internet afin d’être retransmises sur mon téléphone intelligent, le principe me perturbe un peu. Je n’aimerais certainement pas qu’un pirate déniche le flux de ma caméra pour m’espionner.

Pour la petite anecdote, le lendemain de l’installation de notre nouvel interrupteur, j’envoie ma puce de huit ans voir si la lumière est allumée dans le walk-in. Je reste à l’étage du dessus pendant que je m’amuse à éteindre et allumer la lampe. Je l’entends dire : «Ah, la lumière est allumée. La lumière est éteinte. Hein, la lumière est allumée? La lum…» et je la vois remonter les escaliers à la course en s’écriant : « AHHH!!! Maman, il y a un fantôme dans la maison! »

Pendant que l’on éclate de rire, elle nous regarde d’un air incrédule. Je lui explique alors le principe de la chose et je lui montre l’application WeMo. Elle en comprend si vite le fonctionnement qu’elle me réclame sur le champ le même interrupteur pour sa chambre. Elle aussi veut allumer et éteindre ses lampes avec son iPod.

Parents, version Big Brother

Je ne lui parle pas de la caméra, posée en haut d’un placard de la cuisine, que l’on a aussi testé le soir d’avant et qui nous permet de voir une grande partie de la maison via mon iPad ou mon Nexus. Car les caméras sans fil font aussi partie de ces nouvelles tendances de la domotique. Une tendance sur laquelle je suis mitigée. Si l’idée de régler mon four, mon chauffage et mes lumières à distance me plaît, l’idée d’avoir des caméras qui surveillent les pièces de ma maison a tendance à m’angoisser.

Sachant que les images de mon intimité circulent quelque part sur Internet afin d’être retransmises sur mon téléphone intelligent, le principe me perturbe un peu. Comme j’ai la fâcheuse tendance de me promener légèrement vêtue entre mes quatre murs, je n’aime guère l’idée de savoir que ces images peuvent circulent ailleurs que chez moi. Je n’aimerais certainement pas qu’un pirate déniche le flux de ma caméra pour m’espionner. Lorsque j’y pense, j’avoue inspirer une petite bouffée de paranoïa.

Dans l’absolu, ces caméras peuvent servir à surveiller nos animaux domestiques, à regarder les activités des personnes âgées et celles de nos enfants. Évidemment, comme la majorité des parents, je ne peux qu’être tentée par la possibilité de surveiller mon enfant à distance. Combien d’entre-nous résisteront à le faire? Et c’est ainsi que, portés par les meilleures intentions, nous nous transformerons en Big Brother!

Une étude révèle d’ailleurs que 51% des gens sondés aimeraient utiliser un objet connecté pour ajuster leurs consommations énergétiques et que 29% des parents aimeraient pouvoir surveiller les activités de leurs enfants à la maison durant leur absence.

Mais veut-on vraiment que nos enfants grandissent dans un univers où ils seront constamment surveillés? Certains pourront débattre que c’est déjà le cas de nos vies adultes. Combien de caméras se cachent déjà un peu partout dans les bâtiments et les rues que l’on arpente? Mais doit-on souhaiter le même sort pour l’enfance de nos enfants?

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Sandra Bellefoy

Journaliste et geekette assumée, Sandra travaille à la pige pour divers médias (Sympatico, Radio-Canada, Coup de Pouce, Huffington Post). Ultra connectée, elle cultive une passion pour les nouvelles technologies, et particulièrement pour l’univers de la mobilité. Au front de la révolution numérique, elle observe les transformations de cette nouvelle ère avec le sourire d'une «Trekkie» assouvie…