YouTube contraint les labels indépendants à signer pour son nouveau service musical

Par Laurent LaSalle – le dans Actualités
L'entreprise a confirmé qu'elle bloquera les chaînes des artistes dont les maisons de disques ont refusé d'intégrer son service YouTube Music Pass.

Un rapport de force s’installe entre YouTube et les artistes récalcitrants à intégrer son nouveau service musical. Tel que le rapporte ce matin le Financial Times, YouTube s’apprête à bloquer les chaînes d’une série d’artistes de son portail vidéo dans l’espoir de les contraindre à intégrer à son service musical toujours en chantier.

YouTube s’apprête à tester son service musical à l’interne dans les prochains jours. Sa mise en ligne est prévue plus tard cet été.

Il s’agit d’une nouvelle qui affectera essentiellement les labels indépendants, YouTube étant parvenu à s’entendre avec les trois plus importantes maisons de disques : Sony, Universal et Warner.

Soulignons que les chaînes YouTube représentent une source de revenus non négligeable pour certains labels indépendants, qui risquent de la voir disparaître s’ils ne se plient pas aux nouvelles exigences du populaire portail vidéo.

Selon YouTube, les entreprises représentant 90% de l’industrie musicale ont accepté les conditions de son nouveau service.

«Bien que nous souhaitons avoir un taux de succès de 100%, nous sommes conscients qu’il ne s’agit pas d’un objectif réalisable», a déclaré Robert Kyncl, directeur de la division affaires de YouTube. «Par conséquent, il est de notre responsabilité pour nos utilisateurs et pour l’industrie de lancer [notre] expérience musicale améliorée.»

Au début du mois, une alliance de labels indépendants nommée Worldwide Independant Network a demandé aux autorités européennes d’intervenir dans le conflit. Il était alors déjà question d’une rumeur selon laquelle YouTube menaçait de bloquer les chaînes des étiquettes musicales qui refuseraient de signer le contrat de licence non négociable de son nouveau service.

Quelles seront les conséquences au Québec?

Il sera intéressant de voir l’impact que cette nouvelle pourrait avoir auprès des maisons de disques québécoises, une question qui paraît moins critique du côté de la France. Si la majorité des artistes québécois était jadis représentée par les majors à l’époque d’Harmonium et de Beau Dommage, il en est autrement aujourd’hui.

Depuis son acquisition par Google en 2006, YouTube a versé plus d’un milliard de dollars à l’industrie de la musique par le biais d’accords de licences permettant aux ayants droit de bénéficier de ses recettes publicitaires. Avec la venue du service YouTube Music Pass, Kyncl a prédit que «ce nombre va bientôt doubler».

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Laurent LaSalle

Depuis qu'il a tapoté sur son Commodore Vic-20 à l'âge de 3 ans, Laurent est (un peu trop) obsédé par la technologie. Passionné d'informatique et de jeux vidéo, il a notamment été blogueur pour Radio-Canada et chroniqueur techno pour MusiquePlus .