L’OQLF ajoute six nouveaux termes à son Grand dictionnaire terminologique

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La perche à égoportrait, l’au-delà numérique, le webrepérage, le visionnage en rafale, le déballage vidéo, voilà les expressions proposées par l’Office québécois de la langue française. Allez-vous les utiliser?

En avril dernier, le journaliste Marc-André Sabourin a demandé aux lecteurs de L’Actualité de soumettre leurs suggestions visant à traduire plusieurs expressions anglophones récentes ayant envahi notre vocabulaire ces dernières années.

Au total, 114 termes ont été proposés à l’OQLF dans le cadre de cette initiative. L’organisme a annoncé cette semaine avoir retenu cinq de ces expressions technologiques qui n’avaient pas d’équivalent en français. Les voici…

Perche à égoportrait

Définition : Perche télescopique munie d’une pince pouvant tenir un téléphone intelligent et qui est principalement utilisée pour faire des égoportraits.

selfiestickjaponfrance

Voilà donc comment l’OQLF suggère de remplacer selfie stick. Parmi les autres propositions, on retrouvait le mot-valise «narcistique», qui évoque l’appellation anglophone, mais qui n’a toutefois pas remporté la faveur des linguistes. Le terme «égoperche» a également été rejeté, malgré le fait qu’il soit court et facilement mémorisable.

La terminologue Julie Lescault, qui s’est penché sur la traduction de selfie stick, a souligné que les termes choisis doivent pouvoir être utilisé hors contexte. Des critères auxquels les expressions «narcistique» et «égoperche» ne répondent pas. Voilà pourquoi les linguistes ont privilégié «perche à égoportrait», qui reprend notamment la francisation «égoportrait» pour selfie que suggère déjà l’OQLF.

Au-delà numérique

Définition : Ensemble des biens et des traces numériques d’un internaute qui restent en ligne après sa mort.

Le deuil sur Facebook

Cette traduction de digital afterlife a le mérite d’être claire. Si plusieurs francophones ont toujours de la difficulté à intégrer «égoportrait» dans leur vocabulaire, notamment parce que le mot «autoportrait» est déjà à leurs yeux la traduction de self portrait et selfie (même si une nuance subsiste tout de même entre ces deux expressions), difficile d’imaginer qu’il en sera de même avec «au-delà numérique».

D’ailleurs, bon nombre d’articles sur la Toile utilisaient déjà précisément ce terme. Devant la popularité de celui-ci, mais surtout sa conformité, l’OQLF en a ainsi fait sa recommandation principale.

Webrepérage

Définition : Pratique consistant à recherche un produit en ligne, généralement au meilleur prix, avant d’en faire l’achat en magasin.

Si vous n’avez jamais entendu parler de webrooming (c’est d’ailleurs notre cas), le mot désigne la pratique inverse de showrooming, soit le fait de comparer des produits en magasin avant d’en faire l’achat en ligne et à meilleur prix.

Par conséquent, la francisation «webrepérage» répond-elle au premier critère de l’OQLF, soit de s’assurer que le besoin s’avère réel? Lecteurs experts en magasinage, prière d’éclairer nos lanternes à ce sujet dans les commentaires de cet article.

Visionnage en rafale

Définition : Pratique qui consiste à regarder plusieurs épisodes d’une émission, généralement une série télévisée, les uns à la suite des autres et sans interruption.

netflix

Devant l’expression binge watching, plusieurs ont suggéré des équivalents francophones qui préservaient le comportement excessif évoqué par binge, comme «boulimie télévisuelle», «compulsiviser», «gavage télévisuel», «télégloutonerie» et «visionnement compulsif».

Malgré la connotation péjorative du terme anglophone toutefois, le fait de regarder la télévision pendant des heures n’a rien de compulsif ou maladif aux yeux de la terminologue Johanne Maltais, responsable de sa francisation. Voilà pourquoi le terme «visionnage en rafale» a donc été retenu. Sans compter que l’expression a déjà été utilisée à plusieurs reprises, notamment depuis la montée en popularité de Netflix.

Déballage vidéo

Définition : Déballage d’un produit neuf acheté par un consommateur, généralement accompagné de commentaires, filmé et diffusé sur le Web.

Major Nelson

S’il y a une expression dans le lot dont la francisation était quelque peu inutile, c’est bien unboxing. L’OQLF a opté pour «déballage vidéo», une expression qui a d’ailleurs le mérite d’être plus claire que sa version anglophone. À noter cependant que la définition nous semble un peu trop pointue : plusieurs vidéos du genre mettent en vedette un produit qui pourtant n’a jamais été acheté par celui qui en fait le déballage.

Des recommandations, et non des directives

Maintenant, il est important de souligner que les expressions ci-dessus ne sont que des recommandations de l’OQLF, et non des directives. L’organisme a d’ailleurs insisté auprès du journaliste pour dire qu’ils ne sont pas des dictateurs de la langue.

Le choix des mots lors de la rédaction d’un article est toujours une tâche très délicate, particulièrement sur le Web. Branchez-vous, fier d’être un média québécois et francophone, bénéficie d’un lectorat européen important. Par conséquent, nous sommes souvent confrontés à devoir choisir entre un terme plus utilisé en France, et un autre plus populaire au Québec.

Je profite donc de l’occasion pour vous remercier de votre compréhension lorsque vous croisez un article qui valse entre les mots «batterie» et «pile», ou «téléphone intelligent» et «smartphone».

  • http://g244.blogspot.ca/ GMAK24

    Et les let’ play? Très populaire selon moi.

    • https://branchez-vous.com/ Laurent LaSalle

      J’avoue que j’aimerais bien avoir une francisation de ce mot, mais même en anglais, il frise le ridicule. Avez-vous une proposition? Il faut dire toutefois que le terme est tellement, tellement, tellement utilisé en France que de le voir disparaître un jour au profit d’une expression francophone semble utopique.

      • http://g244.blogspot.ca/ GMAK24

        Sans Hardban, c’est à dire le vraie nom ensous le ip, ça sert pas à grand chose pour bien des pti hacker.

      • http://g244.blogspot.ca/ GMAK24

        Un enjeux peut être. Je dis déjà enjeux au lieu de gameplay pour mes blog en Français.

        • https://branchez-vous.com/ Laurent LaSalle

          La définition du mot «enjeu» n’a pourtant rien à voir. Je ne comprends pas pourquoi vous avez choisi ce terme. Le gameplay peut se traduire comme «jouabilité», et c’est d’ailleurs ce qui est utilisé depuis un bon moment au Québec.

          • http://g244.blogspot.ca/ GMAK24

            Parce que j’avais rien d’autre comme options et je préfère jouabilité. Merci.

  • xfinity

    Le français que je suis est pratiquement sûr qu’aucun des termes recommandés (et listés ici) ne seront utilisés de ce côté-ci de l’Atlantique (continent européen, s’entend). Rares sont les expressions « francisées » qui réussissent à s’imposer ici, malheureusement.
    L’une d’elle qui s’installe tout de même est « courriel », même si elle est toujours très concurrencée par « email » ou « mail ». Quand on pense que notre Académie Française préconise le terme « mél », on ne peut qu’être dubitatif quant au chemin dégagé que l’on assure ici aux termes anglophones.

    S’agissant de Banchez-Vous, il m’aura fallut quelque temps d’adaptation pour certains termes (téléphone intelligent est effectivement un excellent exemple), mais passé l’étonnement, cela participe du plaisir de venir vous lire.

    • Philippe Riondel

      En fait, le terme mél n’est préconisé que pour un usage comparable à l’abréviation tél., par exemple sur une carte de visite. Il n’était pas question de parler d’un mél dans le discours ordinaire, en le substantivant. C’est l’usage qui a dévié. Mais il faut reconnaître que les règles d’emploi initialement recommandées étaient par trop alambiquées pour le commun des mortels qui ne s’embarrasse pas de telles subtilités, et il était à prévoir que l’usage ne suivrait pas.
      Un des principaux freins à l’adoption d’un nouveau terme français tient au fait qu’il sonne étrangement les deux ou trois premières fois qu’on l’entend ou l’emploie. Mais on s’y fait très vite.

      • https://branchez-vous.com/ Laurent LaSalle

        C’est la première fois que j’entends parler de mél. Ce qui m’agace avec courriel (que j’ai totalement adopté cela dit), c’est sa triple signification : celui du message comme tel, celui du mode / type de transmission, et celui de l’adresse de courriel. ಠ_ಠ

        • Philippe Riondel

          Mél était une recommndation franco-française, qui n’a pas eu que des partisans.
          En réalité, si on est puriste, le courriel est le message, et le courrier électronique le procédé. Un peu comme en anglais email et (electronic) mail ou en français télécopie et télécopieur. Mais l’usage a fini par atténuer la nuance entre ces deux termes.

          • https://branchez-vous.com/ Laurent LaSalle

            Parlons de ouèbe et de cédérom maintenant… #Yarke

          • Philippe Riondel

            Je me suis battu tant que j’ai pu contre cédérom, et de fait, je continue de résister, j’écris toujours CD-Rom.

          • https://branchez-vous.com/ Laurent LaSalle

            Moi, j’en parle juste pas. ;)

    • https://branchez-vous.com/ Laurent LaSalle

      Effectivement. Il faut comprendre (au risque de me répéter, je ne me souviens pas l’avoir déjà dit ici) que la situation géographique québécoise nous place dans une position précaire au niveau de la langue. L’anglais est partout. Le bilinguisme à Montréal est presque un mode de vie. Si la France est collée sur le Royaume-Uni, elle ressent beaucoup moins cette menace, notamment par supériorité démographique par rapport au Québec, mais aussi par sa culture particulièrement distincte lorsqu’on la compare à ses voisins. Nous avons notre propre culture, oui, mais elle demeure nord-américaine, voire «très compatible» à bien des niveaux avec celle du reste du Canada et des États-Unis.

      Heureusement, il y a des lois qui visent à protéger notre langue (et par extension, notre culture), et l’OQLF a pour mission d’en faire tout autant. D’où la raison pour laquelle nous avons tendance à franciser énormément, et que les médias embrassent généralement les termes suggérés par l’OQLF assez rapidement.

      Mais c’est sans compter Internet, qui bénéficie du marché francophone (principalement européen). Vous êtes beaucoup plus nombreux, et par conséquent beaucoup plus susceptibles de tomber sur notre site. On se retrouve ainsi un peu dans une impasse lorsque vient le moment de choisir les termes à privilégier.

      • xfinity

        Pour ma part, j’aime beaucoup le terme divulgâcheur : un mot valise plein d’intelligence.
        En revanche, et sur autre chose, j’avoue sourire à lire certains titres francisés de films américains :
        Danse lascive (pour Dirty Dancing), Ferrovipathes (pour Transpotting), Folies de Graduations (pour American Pie) etc… le mieux est parfois l’ennemi du bien.

        Cela dit, une (très) mauvaise habitude en France vise à titrer des films en anglais jusqu’au ridicule. quelques exemples (c’est cadeau) :
        Cruel Intentions devient Sexe Intentions
        The Hangover devient Very Bad Trip
        Pitch Perfect devient The Hit Girl
        Etc… (et pleins d’autres sur le Tumblr « Pardon my titres »)

        • https://branchez-vous.com/ Laurent LaSalle

          Ferrovipathes, je m’y suis fait, mais oui, c’était étrange au début. Folies de Graduations, ça va très bien. Par contre, j’ai l’impression que personne ne dit Dance Lascive.

          Mais oui, l’habitude en France de renommer des titres en préservant l’anglais est vraiment, vraiment étrange. ;)

  • MClement

    Jamais l’informatique est un monde anglais point et les version française des termes sont plutôt molle disons que binge watching a plus de punch que visionnement en rafale.

    • Philippe Riondel

      Ben voyons donc! L’informatique est universelle, et il n’y a pas plus de raison que sa terminologie soit anglaise que pour l’automobile, la menuiserie ou le sport.

      Il est sûrement préférable de parler de visionnement en rafale (l’expression « en rafale » est d’ailleurs déjà très bien implantée au Québec), ce qui a le mérite d’être immédiatement compris de tous, plutôt que de parler de binge viewing et de se faire demander à chaque fois ce que ça signifie. Mais il est vrai que certains (pas nécessairement vous) croient se grandir en employant des termes anglais (ce qui est à se tordre de dire quand ce sont des Français qui les emploient. Je suis MDR quand je les entends prononcer Ze Voice).

      • xfinity

        Tous les français ne croient pas ni ne cherchent à « se grandir » parce qu’ils utilisent les termes anglais (en l’occurrence ici, le titre d’une émission) ; c’est une généralisation assez facile.
        Quant à notre prononciation du « the » anglais, si elle n’est pas parfaite, elle prête au moins à faire sourire ou à nous rendre charmant (du moins pour mes amis chicagoans que je visite régulièrement).
        Je croyais que seuls les français étaient assez égocentriques pour reprendre les étrangers sur la prononciation française. Mais non.

        • Philippe Riondel

          Ce qui est incompréhensible, c’est de voir les Français, d’ordinaire si chauvins et si fiers de leur culture, délaisser autant leur langue magnifique pour se jeter avec une délectation certaine sur des termes anglais qu’ils ont bien du mal à prononcer et qu’une partie de la population n’est pas apte à comprendre. Où est l’intérêt? Est-il si ringard de bien parler français ou d’exprimer ses idées dans la langue de Jean d’Ormesson? Une émission télé est-elle meilleure parce qu’on lui laisse son titre anglais? L’anglais fait-il plus moderne que le français? )?

          • xfinity

            Incontestablement (et à tort), l’anglais fait plus « cool » pour les jeunes.
            On utilise aussi beaucoup d’anglicisme dans le monde professionnel par commodité (et fainéantise), et également pour tout ce qui a trait à l’informatique.
            Le franglais est une donnée importante ici, mais la lutte contre les anglicismes soulève peu les foules. Nous nous pensons moins isolés et moins en lutte contre l’invasion anglaise. et avec la haute opinion que nous avons de nous-même, nous restons persuadés que la langue française a toujours la même aura que du temps des Lumières…

            Pour finir, un article très intéressant (qui évoque notamment un paradoxe québécois) – remplacer les [.] par des points pour obtenir le lien :

            http://www.slate.fr/story/69533/francais-anglais-angliscismes-franglais

          • Philippe Riondel

            J’ai lu avec attention cet article de Slate. En tant que traducteur agréé ayant la double nationalité et la double culture françaises et québécoises, j’en aurais long à répondre, notamment sur certaines affirmations relatives au Québec. Je n’en ai malheureusement pas le temps.

            Je répondrai juste deux ou trois choses ici. Quand un francophone s’exprime théoriquement en français et que le mot anglais lui vient plus spontanément que le mot français, voire lorsqu’il doit faire un effort de réflexion si on lui demande à la volée quel serait le bon mot en français, il y a danger, car le mot français menace de tomber en désuétude au profit d’un mot étranger sans légitimité, si j’ose dire, étymologique, et orphelin par rapport aux autres mots français apparentés.

            Quand un mot étranger vient nommer une réalité typiquement étrangère, comme la pizza ou un pancake (rien à voir avec les crêpes), soit. Ces mots ne désignent pas des réalités françaises. Quand des mots étrangers percolent à raison de quelques mots par siècles, comme pipeline, présent depuis le XIXe siècle, sauf erreur, soit (on ne va pas revenir sur des termes bien enracinés). Quand les influences étrangères sont multiples (anglaises, italiennes, arabes, etc.), soit. Mais quand ces mots étrangers entrent en masse dans la langue comme c’est le cas depuis quelques décennies, viennent quasiment d’une seule et même origine culturelle et remplacent des mots français (ou, pire, que des syntaxes étrangères remplacent des syntaxes françaises), ou que tout progrès technique est systématiquement nommé en anglais, même s’il a été réalisé en France, il y a lieu de s’inquiéter.

            Il n’y a pas qu’en France, d’ailleurs qu’on s’en émeut, et l’Allemagne ou l’Italie, pour ne citer qu’elles, livrent le même combat contre les anglicismes. À noter que l’Italie appelle le football le calcio. Comme quoi!

            Quant à rire, comme M. Czyfra d’un éventuelle appellation « balle au pied », c’est ridicule. Le soft ball s’appelle la balle molle au Québec, et personne n’en rit. Il y a des quantités de terme anglo-saxons qu’on a nommés en français, non seulement au Québec, d’ailleurs, mais de façon générale au Canada – puisque les francophones ne se limitent pas au Québec –, et personne n’en rit. Certes, certaines propositions, comme le fameux gaminet (tee-shirt) sont devenues des sujets de plaisanterie, mais dans l’ensemble, les gens adoptent bien les néologismes français. Ça peut surprendre la première fois, mais on s’y fait très vite.

            Un autre élément de cet article visait les calques de l’anglais au Québec (ce qui n’a d’ailleurs généralement rien à voir avec le joual, contrairement à ce qui est affirmé – ces exemples, tels canceller ou céduler, même s’ils viennent de l’anglais, sont plutôt à prendre comme un argot que comme une tendance du Québécois d’aujourd’hui à intégrer l’anglais. On les prononce, mais on ne les écrit en principe pas). C’est un fait, et c’était inévitable dans une province où le pouvoir économique a été longtemps détenus par les «Anglais», mais il est juste de dire que la situation a radicalement évolué depuis 50 ans, beaucoup de gens sont sensibilisés à la question et les mots français, notamment dans les domaines techniques (auto, par exemple) ont regagné beaucoup de terrain. Quasiment plus personne d’évolué ne parle aujourd’hui de windshield, de bumper ou de muffler; les termes pare-brise, pare-chocs et silencieux ont repris leurs droits. Certes, il y a encore du travail, mais il est faux de dire que le Québécois intègre systématiquement des mots anglais dans son français ou plaque toujours des mots français sur des expressions anglaises. Ça a été vrai. Ça l’est de moins en moins. Il faut aussi ajouter que ce phénomène varie avec le niveau d’études ou la classe sociale, mais il y a plutôt lieu d’être optimiste.

            Un mot aussi sur les enseignes anglo-saxonnes, mentionnées par l’auteur de l’article de Slate. Le problème n’est pas aussi large qu’il le dit. Il y a très longtemps que Staples s’appelle bureau en gros au Québec, par exemple. Le problème concerne essentiellement huit grandes enseignes anglaises aujourd’hui, qui résistaient encore. Mais la question est en train de se régler, et elles devront se plier à l’exigence de franciser en partie leur nom, par l’adjonction d’un générique descriptif.

            Je pourrais continuer encore longtemps, mais on va s’arrêter là… :-)

          • https://branchez-vous.com/ Laurent LaSalle

            Sauf votre respect, on dit «balle-molle» au Québec. Tellement… tellement… souvent. Si bien que spontanément, le terme «soft ball» ne me serait même pas venu en tête si je n’avais pas lu votre commentaire. Ce qui n’enlève absolument rien à vos propos, mais l’exemple est peut-être mal choisi. ;)

    • https://branchez-vous.com/ Laurent LaSalle

      C’est surtout une question d’équilibre à mon humble avis. «L’operating system de Microsoft en version technical preview doit être downloadé à partir du website du publisher, puis installé sur le hard drive d’un PC doté d’au moins 2 gigabytes de RAM», c’est un peu lourd, non?

      • MClement

        Perso je n’utilise que des termes anglais et je nomme mes technologies avec des nom anglais. Parce que de cette façon je suis certain d’être compris par le plus grand nombre (le monde ne se termine pas aux frontières du Québec) et de toute façon le plus grand danger actuellement pour la langue française est la francisation du Québec (l’utilisation d’expression et de terme venu de france ex: préfet que j’ai lu dans le Journal de Montréal et qui n’existe pas au Québec) mais bon j’imagine que de licher le cul de la France est normal de la part des Québecois qui veulent tant leurs ressembler. Au lieu de viser la France visez les USA (think big sti !)

        • https://branchez-vous.com/ Laurent LaSalle

          Viser les USA? Vous pensez qu’un média francophone devrait tout faire pour attirer des lecteurs américains, dont la très grande majorité a l’espagnol comme langue seconde. Hein?

          • MClement

            Non mais je croit que les Québécois en général devrait viser le marché américain qui est beaucoup plus intéressant que le marché Français et les sites bilingues ça existe.

  • Philippe Riondel

    Il est vrai qu’égoportrait est une belle trouvaille, mais complètement inutile en plus d’autoportrait. La défense de la langue française ne passe pas nécessairement par la création d’un néologisme pour coller aux néologismes anglo-saxons quand le français possède déjà les ressources nécessaires pour nommer les choses. Quand les Anglais font une différence entre safety et security, le français n’a que sécurité à mettre en face, et il n’est pas nécessaire de reproduire ce doublet par mimétisme systématique. De la même façon, autoportrait suffit à rendre self portait ou selfie, sans qu’on doive mécaniquement coller un équivalent français sur tout mot anglais.

    • https://branchez-vous.com/ Laurent LaSalle

      Je suis plutôt en faveur du terme «téléverser». Toutefois, je l’évite un peu comme la peste, puisque – selon ma propre expérience professionnelle – nombreux Québécois n’ont pas la moindre idée de sa signification. Attention, je ne le remplace pas par «télécharger», vous ne serez certainement pas surpris d’apprendre qu’à mes yeux, la direction est importante. Je favorise donc les verbes «transmettre» ou «envoyer», parfois «publier» lorsque le contexte s’y prête.