L’acquisition d’Alcatel-Lucent par Nokia autorisée par la Commission européenne

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Nokia a obtenu l’autorisation d’acquérir l’entreprise spécialisée en équipement de télécommunications Alcatel-Lucent pour la coquette somme de 15,6 milliards d’euros.

Selon l’autorité européenne, cette transaction «ne poserait pas de problème de concurrence», notamment parce que les parties ne sont pas des concurrents directs, mais aussi parce que plusieurs concurrents puissants à l’échelle internationale pourront continuer leurs activités une fois la transaction complétée.

Cet accord est le dernier jalon dans la transition de Nokia, qui souhaite passer d’une entreprise axée sur le marché des consommateurs à une entreprise dont les produits et services sont destinés au marché des affaires.

«En outre, plusieurs autres acteurs puissants sont présents sur le marché», affirme la Commission dans son communiqué. «Ericsson et Huawei, qui restent, avec Nokia, les principaux acteurs en Europe, ainsi que l’entreprise chinoise ZTE et l’entreprise coréenne Samsung.»

«Même si les parts de marché de ZTE et Samsung sont actuellement limitées, la Commission estime qu’elles ne reflètent pas totalement l’importance de leurs offres respectives sur le plan de la concurrence. Samsung, en particulier, devrait jouer un rôle plus important dans un avenir proche pour ce qui concerne les équipements de télécommunication mobile de dernière génération (la 4G, en cours de déploiement, et la 5G).»

«Enfin, l’enquête de la Commission n’a pas permis d’établir qu’il serait plus difficile pour les acteurs nouveaux ou de petite taille d’entrer sur le marché et de s’y développer à l’issue de l’opération.»

Cet accord est le dernier jalon dans la transition de Nokia, qui souhaite passer d’une entreprise axée sur le marché des consommateurs à une entreprise dont les produits et services sont destinés au marché des affaires.

Rappelons que Microsoft a récemment annoncé une perte sèche de 7,6 milliards de dollars US liée à l’acquisition de la division mobile de Nokia. D’un autre côté, des rumeurs persistent voulant que l’entreprise finlandaise soit sur le point de vendre son service de cartographie Here à un consortium composé d’Audi, BMW et Mercedes.