Apple repousse le lancement de son offre télévisuelle

No Apple TV for you

Alors que les rumeurs suggéraient que le nouveau service télé allait voir le jour à l’automne, Apple aurait de la difficulté à convaincre d’importants partenaires.

Selon Bloomberg, Apple ne démord pas : l’entreprise compte toujours intégrer le marché de la télédistribution. Toutefois, les pourparlers avec les réseaux CBS, NBC et Fox seraient au point mort. Par conséquent, les cord cutters devront attendre 2016 avant d’espérer s’abonner au service d’Apple, qui compte offrir à la fois des chaînes locales et du contenu sur demande.

«Apple n’a pas non plus l’infrastructure informatique nécessaire pour assurer une bonne expérience de visionnement.»

Cependant, alors que CBS aurait exigé des redevances plus importantes, Apple se doit d’avoir la capacité de déployer les signaux d’autant de chaînes sur le Web – ce qui ne serait actuellement pas le cas.

«Apple n’a pas non plus l’infrastructure informatique nécessaire pour assurer une bonne expérience de visionnement», mentionne l’article de Bloomberg, qui tient cette information d’une personne familière avec le dossier.

«Un tel réseau nécessite de gérer les émissions populaires à proximité des téléspectateurs, de sorte que lorsqu’un utilisateur situé à New York souhaite regarder un match de baseball local, le signal ne doive pas être diffusé jusqu’à l’un des quatre centres de données d’Apple situés en Californie, au Nevada, en Caroline du Nord ou en Oregon.»

Les dernières rumeurs suggèrent qu’Apple pourrait néanmoins dévoiler son service dans le cadre d’un événement mystère en septembre prochain. On peut s’attendre à un bouquet d’environ 25 chaînes, incluant les chaînes spécialisées ESPN et FX, pour une mensualité de 30 à 40$ US. La mise à niveau de l’Apple TV afin de répondre aux besoins technologiques du nouveau service apparaît également comme un incontournable.

Reste à voir maintenant si Apple sera en mesure de surmonter ce défi. Bien entendu, les complications liées au déploiement du service aux États-Unis n’augurent rien de bon pour une potentielle commercialisation à l’étranger, que ce soit au Canada ou en Europe.