Netflix transcodera son catalogue entier pour optimiser sa diffusion

Par Laurent LaSalle – le dans Actualités
Bientôt, regarder un film ou une télésérie sur Netflix nécessitera moins de bande passante pour une même qualité d'image.

C’est du moins la promesse d’une nouvelle approche personnalisée par contenu plutôt que simplement par vitesse de connexion, comme c’est le cas pour le moment.

Cette stratégie bénéficiera à l’ensemble des utilisateurs, qui pourront ainsi consommer plus tout en respectant les limites de leurs fournisseurs d’accès.

Actuellement, les contenus que l’on retrouve dans le catalogue de Netflix respectent les mêmes niveaux de compression (de 235 kbit/s à 5,8 Mbit/s selon le type de connexion), peu importe leur nature. Mais ceux-ci sont en voie d’être transcodé à nouveau afin de respecter un débit propre à leur type de contenu.

«Vous ne devriez pas allouer le même débit de données pour un épisode de My Little Pony que pour le film The Avengers», explique la directrice des algorithmes vidéo de Netflix, Anne Aaron.

Avec cette nouvelle approche, un épisode de My Little Pony en 1080p passe de 5,8 Mbit/s à 1,5 Mbit/s, sans que la détérioration de sa qualité vidéo ne soit perceptible. Si la réduction est impressionnante en ce qui concerne les dessins animés, cette stratégie d’optimisation porte également ses fruits lorsqu’elle est appliquée à des films ou téléséries mettant en vedette de vrais acteurs.

Pour Orange is the New Black, Netflix a voulu vérifier si ses employés étaient en mesure de distinguer la différence entre la version compressée selon l’ancienne formule et celle employant l’algorithme optimisé en présentant les deux épisodes sur des téléviseurs côte à côte. Conclusion : personne n’a pu identifier quel téléviseur diffusait l’ancienne ou la nouvelle version. La version 1080p est ainsi passée de 5,8 Mbit/s à 4,64 Mbit/s, soit une réduction de 20%.

Afin d’automatiser l’évaluation du niveau de débit optimal pour chacun de ses contenus selon les définitions souhaitées, Netflix a travaillé en étroite collaboration avec des chercheurs de l’université de Californie du Sud, l’université de Nantes, et l’université du Texas à Austin.

En fin de compte, cette stratégie permettra à Netflix de lancer son service dans des marchés émergents, où une connexion Internet à haute vitesse est moins facilement accessible. Elle bénéficiera également à l’ensemble des utilisateurs, qui pourront consommer plus de contenus tout en respectant les limites de leurs fournisseurs d’accès.

Prochaine étape? Transcoder chaque scène d’un film ou d’une vidéo de façon personnalisée afin de réduire davantage le poids de son catalogue. C’est en effet ce que planifient les ingénieurs de Netflix, une fois que l’actuelle transition du catalogue sera complétée.

Les premiers contenus à bénéficier de cette optimisation sont prévus pour 2016.

Les dernières nouvelles

Un iPad à écran pliable à l’horizon 2024 pour Apple?

Un iPad à écran pliable à l’horizon 2024 pour Apple?

On a des mauvaises nouvelles pour le métavers…

On a des mauvaises nouvelles pour le métavers…

Facebook draine-t-il la pile de votre téléphone à votre insu?

Facebook draine-t-il la pile de votre téléphone à votre insu?

Plus d'actualités

Samsung Galaxy S23 : de la «grosse» photo, de la «belle» photo

Samsung Galaxy S23 : de la «grosse» photo, de la «belle» photo

Huawei sur le point d’être banni aux États-Unis

Huawei sur le point d’être banni aux États-Unis

OnePlus 11 et Buds Pro 2: au tour d’Android adopter l’audio spatial

OnePlus 11 et Buds Pro 2: au tour d’Android adopter l’audio spatial

Populaires

Yarbo : cette souffleuse autonome se transforme en tondeuse l’été

Yarbo : cette souffleuse autonome se transforme en tondeuse l’été

25 objets technos de votre enfance qui valent une fortune aujourd’hui

25 objets technos de votre enfance qui valent une fortune aujourd’hui

Avec Google Drive, regardez gratuitement des films en streaming

Avec Google Drive, regardez gratuitement des films en streaming

Laurent LaSalle

Depuis qu'il a tapoté sur son Commodore Vic-20 à l'âge de 3 ans, Laurent est (un peu trop) obsédé par la technologie. Passionné d'informatique et de jeux vidéo, il a notamment été blogueur pour Radio-Canada et chroniqueur techno pour MusiquePlus .