Snapchat visé par une action collective

Par Laurent LaSalle – le dans Actualités
Une mère californienne vient de déposer une action collective contre Snapchat après que son fils de 14 ans ait été exposé à du contenu sexuellement explicite sans avoir été averti au préalable par la plateforme.

Il n’est pas question ici de contenu envoyé par le biais de la messagerie privée, contrairement à ce que l’on pourrait être porté à croire. La poursuite porte plutôt sur la section Discover, alimentée par divers médias partenaires de Snapchat, dont certains articles ont récemment choqué les plaignants.

Parmi les exemples cités dans la poursuite, on retrouve notamment les articles «10 Things He Thinks When He Can’t Make You Orgasm», «Fuck Buddies Talk About How They Kept It Casual», et «23 Pictures That Are Too Real If You’ve Ever Had Sex With A Penis». Le dernier cas, publié par BuzzFeed, est une compilation d’images tirées de certains des plus populaires films d’animation de Disney, et chaque extrait est évidemment présenté avec un tout nouveau contexte.

Snapchat est catégorisée par l’App Store comme étant destinée à un public de 12 ans et plus (13 ans et plus du côté d’Android).

Après avoir croisé le contenu en question (NSFW), l’adolescent a montré l’article à sa mère, qui s’est retrouvée «choquée et horrifiée» par l’absence d’avertissement, de filtre ou de contrôle parental.

Le hic? L’application Snapchat est catégorisée par l’App Store comme étant destinée à des utilisateurs de 12 ans et plus (13 ans et plus du côté d’Android).

Selon les plaignants, la section Discover propose régulièrement du contenu a caractère sexuel sans fournir le moindre avertissement aux parents lorsque l’utilisateur est mineur, contrevenant ainsi au Communications Decency Act, la loi américaine sur la décence dans le domaine des communications.

«Des millions de parents aux États-Unis aujourd’hui ne savent pas que Snapchat collige et publie ce contenu profondément sexuel et offensant pour leurs enfants», peut-on lire dans l’action collective. «En adoptant un tel comportement à l’égard des mineurs […], Snapchat renforce l’utilisation de son service pour faciliter des communications problématiques, telles que le sexting entre mineurs. Snapchat a privilégier la rentabilité de la section Discover au détriment de la sécurité des enfants.»

De son côté, Snapchat défend la liberté éditoriale de ses partenaires.

«Nous n’avons pas été servi avec une plainte dans le cadre de ce procès, mais nous sommes désolés si des gens ont été offensés», a déclaré un porte-parole de Snapchat. «Nos partenaires de la section Discover bénéficient d’une indépendance éditoriale, qui est quelque chose que nous soutenons.»

La poursuite demande des sanctions au civil et exige que Snapchat intègre à son application un avertissement concernant les contenus à caractères sexuels.

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Laurent LaSalle

Depuis qu'il a tapoté sur son Commodore Vic-20 à l'âge de 3 ans, Laurent est (un peu trop) obsédé par la technologie. Passionné d'informatique et de jeux vidéo, il a notamment été blogueur pour Radio-Canada et chroniqueur techno pour MusiquePlus .