Facebook simplifie sa liste des tendances

Trendinggate

Accusé de manipuler l’actualité selon un agenda politique, Facebook a choisi simplement de ne plus tenter d’interpréter les nouvelles.

Peut-être avez-vous déjà remarqué la modification en question qui a été appliquée ce weekend sur Facebook? Alors qu’autrefois, il était possible d’obtenir rapidement un bref résumé de l’actualité en regardant les descriptions affichées sur le module Trending du populaire réseau social, celui-ci ne présente désormais qu’une série de sujets sans contexte – un peu comme le faisait déjà Twitter depuis des années.

L'ancienne version du module Trending (à gauche), et la nouvelle version (à droite).

L’ancienne version du module Trending (à gauche), et la nouvelle version (à droite).

Aux dires de l’entreprise, ce changement permettra à la fonction d’atteindre une plus grande variété d’utilisateurs selon leurs préférences, et même franchir les frontières du territoire américain dans un futur proche :

«Une procédure plus algorithmique nous permet d’étendre les tendances afin de couvrir davantage de sujets et de rendre le module accessible à plus d’utilisateurs au fil du temps.»

«Une procédure plus algorithmique nous permet d’étendre les tendances afin de couvrir davantage de sujets et de rendre le module accessible à plus d’utilisateurs au fil du temps.»

Les descriptions qui accompagnaient les sujets tendance ne sont pas tout à fait disparues toutefois. Si elles ont été remplacées par une statistique démontrant la popularité du sujet en question sur la liste, lorsqu’un utilisateur clique sur une actualité, il obtiendra tout de même un résumé de la nouvelle (plus factuelle) lorsqu’il basculera sur le fil d’actualité filtrant les publications liées avec celle-ci.

Facebook souligne d’ailleurs que son équipe éditoriale continue de modérer ce qui doit apparaître sur ce module, faisant en sorte que des sujets récurrents non liés à l’actualité comme l’heure du lunch ne seront toujours pas répertoriés comme un événement marquant des dernières heures.

Rappelons qu’en mai dernier, Mark Zuckerberg avait lui-même défendu la neutralité de son équipe éditoriale après que son entreprise ait été accusée de manipuler l’information du module Trending.