Galaxy Note 7 : La batterie ne serait peut-être pas en cause

Dans une impasse?

Pourquoi Samsung a-t-elle abandonné le Galaxy Note 7? La vérité est que l’entreprise ignorerait concrètement ce qui a provoqué toutes ces explosions.

Connues pour être plutôt instables, les batteries lithium-ion équipent malgré tout la majorité des plus récents téléphones sur le marché. La raison est simple : cette technologie représente toujours aujourd’hui le meilleur rapport capacité-volume. Autrement dit, ces accumulateurs peuvent conserver beaucoup d’énergie en occupant moins d’espace.

Les fabricants assument donc le risque de voir certains de leurs appareils prendre feu, ce qui est arrivé à l’occasion par le passé, mais jamais avec la même ampleur que les récents problèmes impliquant le Galaxy Note 7.

Mais voilà, alors que Samsung a rapidement conclu que la cause des explosions du Galaxy Note 7 était liée à l’un des modèles de batteries aux dimensions légèrement trop grandes, de récents développements laissent maintenant croire que celle-ci n’en serait peut-être pour rien.

Les ingénieurs de Samsung dans une impasse?

Les ingénieurs de Samsung n’auraient pas été en mesure de provoquer d’incendie en laboratoire.

Selon ce que rapporte cette semaine le New York Times, l’équipe d’ingénieurs de Samsung ne serait pas parvenue à reproduire aucun incendie dans ses laboratoires : ni avec des appareils équipés de la pile qualifiée de dangereuse, ni avec ceux équipés avec la batterie de remplacement.

Lors du premier rappel, le fabricant aurait d’abord pris la décision de remplacer les modèles alimentés par la batterie de sa filiale, Samsung SDI, dont les dimensions ne correspondaient pas exactement à l’espace réservé à son accueil.

«Les plaques à l’intérieur de la batterie de SDI étaient trop rapprochés les unes des autres près des extrémités aux bouts arrondies, les rendant vulnérables à un court-circuit», explique le New York Times. «La batterie avait également des défauts liés à son ruban adhésif isolant et au revêtement de son électrode négative.»

Dans ce contexte, la batterie est susceptible d’avoir été tordue lors de l’assemblage d’un Galaxy Note 7 dysfonctionnel, provoquant ainsi un court-circuit à court ou moyen terme. Le modèle de batterie d’un autre fournisseur, ATL, ne présentait pas les mêmes défauts. C’est pourquoi Samsung a jugé que d’utiliser cette batterie pouvait résoudre le problème. Cette hypothèse n’était donc pas totalement non fondée. Elle s’est néanmoins révélée fausse, voire incomplète, lorsque des modèles de Galaxy Note 7 jugés sécuritaires ont également explosé au cours de la dernière semaine.

Le problème viendrait possiblement d’une autre composante, toujours non identifiée par les ingénieurs de Samsung, comme l’évoque aujourd’hui le blogue 01net.com.

À noter que le Galaxy Note 7 n’est d’ailleurs pas le seul téléphone à être doté d’une pile de 3 500 mAh; bien d’autres téléphones intégrant une pile à plus forte capacité existent sur le marché, et n’ont jamais été victime d’une crise aussi importante. Cela dit, ces appareils n’ont pas non plus été fabriqués ni distribués selon un volume de ventes aussi considérable.

La vérité est peut-être ailleurs…