Visionner des téléséries en rafale sur Netflix nuit à l’environnement

Par Laurent LaSalle – le dans Actualités
Selon Greenpeace, votre dépendance à Netflix pourrait sérieusement faire gonfler par ricochet votre empreinte écologique.

À l’heure où Netflix compte parmi les services web consommant la majorité de la bande passante d’une grande partie des internautes, on ne réfléchit que rarement à la quantité massive d’électricité que consomment également ses serveurs au quotidien. C’est justement le sujet sur lequel s’est penché le groupe de protection de l’environnement Greenpeace, qui dépeint un tableau peu reluisant pour l’entreprise.

«Comme Apple, Facebook et Google, Netflix est l’un des plus importants acteurs du monde en ligne avec son mot à dire sur la façon dont il est alimenté en électricité», a déclaré Gary Cook, analyste en technologies de l’information pour la filiale américaine de Greenpeace. «Netflix doit comprendre la responsabilité de s’assurer que sa croissance est alimentée par des énergies renouvelables, et non des combustibles fossiles, et il doit faire preuve de leadership ici.»

Tableau analysant les sources énergétiques des principaux services de vidéo sur demande (Source  Greenpeace).
Tableau analysant les sources énergétiques des principaux services de vidéo sur demande (Source  Greenpeace).

Bien que Netflix n’est pas le pire service de vidéo sur demande lorsque l’on analyse comment il s’alimente en électricité, sa popularité augmente inévitablement son impact écologique. Comme le soulève le rapport intitulé Clicking Clean : Who is Winning the Race to Build a Green Internet?, Netflix possède l’une des plus grandes empreintes de données de l’ensemble des entreprises sur lesquelles s’est attardé l’organisme, représentant un tiers du trafic Internet en Amérique du Nord et contribuant de manière significative à la demande mondiale de vidéo diffusée en flux continu.

Sans grande surprise, le champion de ce palmarès est YouTube, qui est alimenté à 56% en énergies renouvelables; une quantité plus de trois fois supérieure à celle de Netflix (à 17% pour les énergies renouvelables) pour qui les énergies fossiles comptent toujours pour 30% de sa consommation. Rappelons que le mois dernier, le propriétaire de YouTube, Google, a annoncé son objectif pour 2017 de s’approvisionner à 100% en énergie éolienne et solaire.

Mais ce qui explique la note D de Netflix est aussi lié au fait que l’entreprise ne partage pas les données de ses émissions de gaz à effet de serre, et n’a pris aucun engagement public au sujet des énergies renouvelables. Qui plus est, sa part de consommation en énergies propres a diminué de 23% en 2015 à 17% en 2016.

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Laurent LaSalle

Depuis qu'il a tapoté sur son Commodore Vic-20 à l'âge de 3 ans, Laurent est (un peu trop) obsédé par la technologie. Passionné d'informatique et de jeux vidéo, il a notamment été blogueur pour Radio-Canada et chroniqueur techno pour MusiquePlus .