La télévision selon Snapchat s’en vient

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Tel que le rapporte ce matin le Wall Street Journal, Snap s’apprête à mettre en branle sa stratégie de diffusion de contenus puisée à même les studios américains qui dominent le paysage télévisuel d’aujourd’hui.

L’entreprise derrière Snapchat a conclu des partenariats avec ABC, A+E, Discovery, la BBC, ESPN, NBC Universal, la NFL, MGM, Turner, Vice Media, et Vertical Networks, et serait en pourparlers avec CBS et FOX selon des personnes familières avec le projet. Snap pourrait d’ailleurs dévoiler aujourd’hui un partenariat avec Scripps Networks Interactive (propriétaire de Food Network) qui pourrait voir naître des dérivés des émissions House Hunters et Chopped.

Snap souhaiterait offrir au quotidien de deux à trois épisodes de sa programmation exclusive au sein de la section Stories.

Aux yeux de ces nouveaux partenaires, l’attrait est toujours le même : le public plus jeune qui constitue le cœur des utilisateurs de Snapchat.

D’ici la fin de l’année, Snap souhaiterait offrir au quotidien de deux à trois épisodes de sa programmation exclusive au sein de la section Stories. La durée de ces capsules vidéo varierait de 3 à 5 minutes.

Ce n’est évidemment pas la première fois que Snap s’aventure dans ces eaux autrefois inexplorées. En février, l’entreprise a annoncé son partenariat avec A+E selon le déploiement d’une formule similaire, Second Chance, une téléréalité constituée de 8 épisodes produite par l’agence 45th & Dean.

L’été dernier, Snap a collaboré avec NBC Universal pour accoucher de The Voice on Snapchat, qui invitait les utilisateurs à soumettre leur audition musicale d’une durée de 10 secondes. Plus de 20 000 candidatures ont été envoyées, et le gagnant du vote populaire (également exclusif aux utilisateurs de Snapchat), AJ Mitchell, a été annoncé en direct à l’émission.

Mais alors que ces initiatives, comme tout ce que l’on retrouve sur Snapchat, étaient éphémères (elles sont disparues après 48 heures), Snap songerait à permettre la survie de ses prochaines émissions afin qu’elles puissent être regardées en rafales. Dans le cadre de sa stratégie, Snap rechercherait notamment des dramatiques, des émissions d’informations quotidiennes, des documentaires, des séries d’horreur, et des dessins animés.

Un avenir prometteur?

Contrairement aux services de vidéo sur demande comme Netflix, Snap n’a aucun malaise a offrir à ses partenaires des données détaillées sur la performance de leur contenu, dont notamment à quel moment précis les spectateurs décrochent.

Sans compter que l’entreprise accompagne les producteurs de contenus dans l’étude de ces statistiques. «Nous avons tous deux regardé les données pour chacune des scènes», a expliqué Paul Greenberg, vice-président exécutif des contenus numériques d’A+E. «Quand est-ce que le public décroche, et pourquoi? Y a-t-il une façon de raccourcir le montage?»

Enfin, alors que Snap se refuse de payer d’avance pour défrayer les coûts de production (les studios doivent se contenter de redevances publicitaires), le risque est beaucoup moindre, puisque le budget nécessaire par épisode est significativement plus bas – de 6 000 à 45 000$ US selon la valeur de production, aux dires des dirigeants de maisons de productions interrogées par le Wall Street Journal.

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