Overwatch a le vent dans les voiles au Québec

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Porté aux nues avant même sa sortie, Overwatch, un jeu de tir à la première personne (FPS) massivement multijoueur, surfe sur une gigantesque vague de popularité. À un point tel, en fait, que lors de la fin de semaine de test ouverte à tous, du 7 au 10 mai, un total de 9,7 millions de personnes s’en sont donné à coeur joie. Soit davantage que Destiny, ou encore The Division, deux autres jeux à grand déploiement.

Trouver chaussure à son pied

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Joueuse avertie, Évelyne Lachance a été un peu échaudée, au fil des ans, par les multitudes de FPS en ligne offrant sensiblement les mêmes fonctionnalités. «J’ai essayé les Unreal, les Quake… Dans tous ces jeux, vu que le but principal est de tuer le plus de gens possible, tu es toujours en train de mourir. C’est tout sauf agréable, même si tu es dans une équipe. Ce n’est pas divertissant pour quelqu’un comme moi qui n’a pas nécessairement les réflexes – et je n’ai plus l’âge d’avoir les réflexes, non plus – de tourner un coin et de sniper quelqu’un en toute discrétion, eh bien, ça ne marche pas.»

«Dans Overwatch, tu as les habiletés différentes… tu as 21 héros, et chacun d’entre eux a ses caractéristiques uniques. Il est donc possible de trouver le ou les personnages qui correspondent le plus à ton style de jeu», poursuit la trentenaire.

Ouvert à tous

Car il n’est pas nécessaire d’être un accro de la gâchette ou de connaître les secrets de toutes les cartes au millimètre près pour être utile dans Overwatch, contrairement à d’autres titres du genre, y compris le grand rival Team Fortress 2, où l’action tourne surtout autour des personnages offensifs. Cette fois, il est possible de choisir parmi une poignée de personnages défensifs et ayant des capacités de soigner les membres de son équipe. Même le Soldat 76, sans doute le plus générique des rôles offerts dans le jeu, dispose de talents d’infirmier. De tout pour tous, donc.

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«Quand tu commences à jouer à Overwatch, si tu es capable de trouver un personnage qui te plaît, même si ce n’est que pour deux ou trois parties, tu accroches tout de suite», ajoute Évelyne, avant de préciser qu’à l’image d’autres jeux populaires, Overwatch est facile à apprendre, mais difficile à maîtriser.

Qu’à cela ne tienne, la jeune femme a joué environ huit heures à la version test, et a eu le coup de foudre immédiat. «Dès que le chèque de paye est rentré, j’ai acheté le jeu», confie-t-elle. Pas question d’attendre une vente, et même si l’édition de base se détaille à une cinquantaine de dollars canadiens. La raison? Ce qu’elle appelle elle-même l’avènement de la compétition amateur. Si les deux termes peuvent sembler contradictoires, Évelyne Lachance assure qu’il n’en est rien. Tu commences à jouer, et tu te rends compte, petit à petit, que chaque héros a son méchant, chaque personnage a son opposé. Tu apprends les ficelles du métier, et une fois rendu à cette étape, il est trop tard : tu es accro!»

Viser haut

Cette facilité d’approche pour Overwatch servira certainement Blizzard. Après tout, l’entreprise américaine ne cache aucunement ses ambitions internationales dans le domaine des jeux de compétition, communément appelés esports. Comme le rappelle un expert interrogé par la BBC, les compétitions professionnelles de jeux vidéo ont été écoutées par environ 200 millions de personnes au cours de la dernière année, et plus de 200 millions de dollars américains ont été remis en pris lors de divers tournois jusqu’à maintenant, toutes plateformes confondues. 

«Pour l’instant, nous sommes environ 200 membres de partout dans la province, et il en arrive en moyenne deux abonnés de plus par heure», lance-t-elle. Et le jeu n’est sorti que depuis mardi…

En s’aventurant dans le domaine des esports, Blizzard évolue en terrain connu. Ses mégasuccès Starcraft et Starcraft 2 sont encore parmi les plus populaires du domaine. Mais en s’éloignant du jeu de stratégie pour plutôt se tourner vers le FPS, ce n’est plus elle-même ou Team Fortress 2 que Blizzard devra affronter, mais plutôt un autre colosse de Valve, Counter-Strike. Champion incontesté des compétitions de FPS sur PC, CS:GO continue d’attirer les foules. Mais la courbe d’apprentissage moins abrupte d’Overwatch risque de changer la donne.

Évelyne Lachance y croit certainement dur comme fer. Elle a ainsi décidé d’aider à modérer le serveur de clavardage vocal Overwatch Québec sur le réseau du logiciel gratuit Discord. «Pour l’instant, nous sommes environ 200 membres de partout dans la province, et il en arrive en moyenne deux abonnés de plus par heure», lance-t-elle. Et le jeu n’est sorti que depuis mardi…

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