Recours collectif contre Google au sujet d’Android

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Google est actuellement sur la sellette aux États-Unis concernant la main mise qu’elle porte sur l’ensemble des appareils Android. Les plaignants sont deux utilisateurs de téléphones intelligents, qui accusent Google de restreindre l’utilisation d’applications concurrentes (ex : Bing pour la recherche) sur Android en imposant ses propres services par défaut.

Si un juge permet au procès d’avoir lieu, les avocats de la poursuite auront le loisir de consulter les courriels internes de Google et les contrats qui lient l’entreprise aux fabricants Android.

De son point de vue, Google croît que le recours collectif devrait être rejeté puisque les consommateurs sont libres d’utiliser d’autres applications.

Toutefois, la poursuite rétorque que la plupart des consommateurs ne savent pas comment changer les réglages par défaut, ou ne vont simplement pas se donner la peine d’évaluer leurs options.

Si un juge permet au procès d’avoir lieu, les avocats de la poursuite auront le loisir de consulter les courriels internes de Google et les contrats qui lient l’entreprise à ses fabricants de smartphones.

L’avocat de la poursuite, Steve Berman, a mentionné qu’il pourrait également appeler les dirigeants de Google à la barre. «Je suis convaincu que nous allons découvrir certains trucs surprenants, et je crois que ça mettra la pression sur Google lorsqu’une partie du matériel que l’on trouvera deviendra public», dit-il.

Google s’est gardé de commenter l’affaire. L’entreprise tentera de convaincre le tribunal que la cause doit être rejetée en octobre prochain.

Des répercussions possibles

Rappelons qu’une plainte similaire a été déposée auprès des autorités européennes l’an dernier par certains concurrents de Google, notamment Microsoft, Oracle, Nokia, Expedia et TripAdvisor. La Direction générale de la concurrence de la commission européenne n’a toujours pas décidé si une enquête officielle sur la question devrait avoir lieu.

«C’est une sorte de boîte de Pandore que de regarder à l’intérieur de ce que fait Google, et la relation qu’elle entretient avec tous ces fabricants de téléphones intelligents et d’appareils mobiles», croit Michæl Cusumano, professeur à la Sloan School of Management du MIT.

Manifestement, tout élément de preuve qui ressortira de ce recours collectif pourrait venir peser dans la balance des procédures judiciaires européennes.

Y a-t-il une étroite liaison entre Android et les services mobiles?

Selon Michæl Cusumano, professeur à la Sloan School of Management du MIT, le tribunal américain devra déterminer si Android et les services mobiles comme la recherche sont «techniquement séparé, ou attaché d’une manière qui constitue un obstacle à la concurrence pour les consommateurs».

Le recours collectif fonde ses arguments en grande partie sur les contrats liant Google à certains fabricants d’appareils Android, spécifiquement Samsung et HTC, qui sont devenus publics en 2012 dans le cadre d’un procès entre Oracle et Google.

Selon la poursuite, Google force Samsung et HTC d’intégrer de certaines de ses applications (comme YouTube et Google Maps) et impose l’utilisation de son moteur de recherche par défaut.

«C’est une sorte de boîte de Pandore que de regarder à l’intérieur de ce que fait Google, et la relation qu’elle entretient avec tous ces fabricants de téléphones intelligents et d’appareils mobiles», conclut Cusumano.

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