TEST: The Last of Us Part Remaster sur PC: Un trés bon portage !

The Last of Us Part II Remastered PC
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La sortie de The Last of Us Part II Remastered sur PC était attendue avec une pointe d’anxiété. Après le désastre technique du portage du premier opus en 2023 (The Last of Us Part I), marqué par des bugs, des plantages et une optimisation déplorable, les joueurs PC redoutaient un nouveau fiasco. Mais cette fois, PlayStation a confié le projet à Nixxes et Iron Galaxy Studios, deux studios réputés pour leurs ports (malgré le récent raté de Spider-Man 2 de Nixxes). Résultat ? Un portage qui arrive au bon moment, quelques jours avant la saison 2 de la série HBO, pour capitaliser sur l’engouement des fans.

Optimisation technique : Enfin la rédemption ?

Contrairement au portage chaotique de The Last of Us Part I sur PC en 2023, The Last of Us Part II Remastered débarque avec une maturité technique saluable. Testé sur une configuration équipée d’une RTX 4080, le jeu atteint sans peine 120 fps en 4K, grâce au DLSS 3 en mode Qualité. Les plantages, fléaux du premier opus, ont été éradiqués : le pré-cache des shaders, réalisé en quelques minutes contre plusieurs heures auparavant, élimine les saccades. Les améliorations visuelles sautent aux yeux : les textures des visages (tâches de rousseur, rides) et des vêtements gagnent en finesse, l’éclairage dynamique accentue l’immersion dans un Seattle post-apocalyptique, et les effets de sang ou de boue rivalisent de réalisme.

Seuls deux défauts mineurs persistent : un artefact léger autour des cheveux lors des cinématiques avec la génération de frames activée (réglé par le Day One Patch) et un temps de chargement incongru lors de l’accès à un bâtiment spécifique de Seattle. Rien de rédhibitoire, mais des détails qui rappellent que le portage n’est pas parfait.

Côté PC portables, le jeu est « vérifié » sur Steam Deck : en pré-réglages Low (1280×800), il maintient un 30 fps stable, idéal pour une découverte nomade. Les 60 fps restent en revanche un rêve lointain, même avec le FSR 3.

En somme, ce portage redore le blason de PlayStation sur PC : techniquement solidevisuellement abouti, et surtout, délivré sans les erreurs du passé

Contenu et nouveautés : Du lourd, mais rien d’inédit

The Last of Us Part Remastered sur PC récupère l’intégralité des ajouts déjà présents sur PS5, sans innover pour la plateforme. Les trois niveaux coupés du développement original, bien que courts (15-20 minutes chacun), offrent un regard fascinant sur l’évolution du récit, comme la séquence de chasse avec Ellie et Dina, ou l’affrontement contre un Seraphite en milieu urbain. Le mode « Sans Retour », inspiré du Valhalla de God of War Ragnarok, reste un argument majeur : ce roguelite exigeant, enrichi de deux personnages inédits (un Seraphite et un soldat WLF), propose des runs variées grâce à des objectifs aléatoires et un arsenal personnalisable. Côté accessibilité, les options sont exemplaires : audiodescription cinématique, vibrations du DualSense synchronisées aux dialogues, ou même la désactivation des prises d’otages par les ennemis.

Mais le PC n’y gagne aucun contenu exclusif. Les ajouts techniques – résolutions ultrawide, HDR, compatibilité avec le DualSense – étaient déjà dans la version PS5. Même les 25 réglages graphiques (textures, ombres, FSR 4.0, DLSS 3, XeSS), bien que très détaillés, ne compensent pas l’absence de ray tracing ou de DLSS 4, pourtant attendus sur un Remastered. Ici, les améliorations se limitent à des textures en résolution supérieure et un éclairage retravaillé, certes soignés, mais loin d’une révolution.

Naughty Dog et Nixxes misent donc sur la fidélité à la version PS5, sans chercher à repousser les limites du PC. Un pari sécurisé, mais frustrant pour les joueurs haut de gamme, qui auraient pu s’offrir un Seattle encore plus organique avec des reflets réalistes ou des ombres dynamiques. Reste que le package, déjà dense, justifie son prix (64,99 $) pour les nouveaux venus… mais laisse un goût d’inachevé aux puristes technophiles.

Brutalité et précision

Le combat dans The Last of Us Part II Remastered est une danse macabre où chaque erreur se paye en sang. Que vous incarniez Ellie, traquée par les Seraphites fanatiques, ou Abby, confrontée aux Infectés mutés, chaque affrontement est une épreuve de survie. Les ennemis humains, imprévisibles et vocaux, communiquent entre eux (« Elle est là ! », « Encerclons-la ! »), forçant le joueur à improviser. Les claqueurs, aveugles mais dotés d’un sonar démoniaque, imposent une tension palpable – un craquement de planche ou un souffle trop fort peut déclencher une attaque foudroyante.

Sur PC, la souris transforme l’expérience : les headshots au fusil de chasse ou au revolver deviennent instinctifs, presque chirurgicaux. Les réglages de sensibilité personnalisables permettent d’ajuster la visée pour des enchaînements fluides. Mais le vrai défi réside dans les combats au corps-à-corps : esquiver une machette avec la touche Alt, puis contre-attaquer au couteau avec clic droit, exige une coordination nerveuse.

Côté DualSense, l’immersion tactile atteint des sommets. Les déclencheurs résistants simulent la tension d’un arc ou le recul d’un fusil à pompe, tandis que les vibrations « tactiles » (pluie, pas dans la neige) donnent chair à l’environnement. Lors des phases de craft, chaque mouvement (sculpter une arme, préparer un explosif) est rythmé par des retours subtils – une alchimie entre gameplay et ressenti physique.

Mais ce confort a un prix : jouer à la manette sur PC signifie renoncer à la précision absolue de la souris. Un dilemme cruel lors des combats contre les Rôdeurs, où une visée rapide fait la différence. Certains joueurs opteront pour un hybride : manette pour l’exploration, souris pour les combats. Une flexibilité typiquement PC, qui souligne la polyvalence de ce portage.

Verdict : Une expérience incontournable, malgré les cicatrices

The Last of Us Part II Remastered sur PC est bien plus qu’un simple portage : c’est une réhabilitation. Entre son récit déchirant, qui explore sans compromis les thèmes de la vengeance et de la rédemption, et un gameplay aussi tendu qu’exigeant, le jeu confirme son statut de chef-d’œuvre narratif. Le mode No Return, enrichi de nouveaux personnages (Bill, Marlene) et de défis inédits, offre une rejouabilité féroce, transformant chaque partie en une lutte pour la survie. Les performances techniques, stables et optimisées, effacent enfin le traumatisme du portage chaotique du premier opus. Les joueurs PC découvrent (ou redécouvrent) une œuvre qui transcende, portée par des animations photoréalistes, une bande-son envoûtante et des doublages à couper le souffle.

Certes, les puristes déploreront l’absence de ray tracing – une occasion manquée pour sublimer les ombres de Seattle – ou de DLSS 4. Les micro-lags lors des combats au corps-à-corps, bien que rares, rappellent que la perfection n’existe pas. Mais ces défauts pèsent peu face à l’immersion offerte. Que vous soyez nouvel arrivant ou vétéran de la PS5, ce Remastered est une pièce indispensable de la ludothèque PC, preuve que Naughty Dog a tiré les leçons du passé. Un triomphe artistique, enfin accessible sans concession.

18/20

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