Un Montréalais lance une campagne Kickstarter pour améliorer Cryptocat

Sécurité

Québec

Le développeur de l’application web à code source ouvert Cryptocat souhaite faire évoluer sa création en y ajoutant notamment l’audio et la vidéo.

Malgré la foulée des révélations d’Edward Snowden, les logiciels de chiffrement ont connu de jours meilleurs. Notre collègue Benoît Gagnon écrivait il y a deux semaines à propos de la disparition de TrueCrypt, considéré comme la référence dans le domaine. Avec l’omniprésence de la cybersurveillance gouvernementale, particulièrement du côté des États-Unis, il semble de plus en plus difficile de protéger notre vie privée sur Internet.

Parmi les nouveautés en chantier, le porteur de projet souhaite produire une application Android, optimiser l’application iOS, puis intégrer le chiffrement de conversations audio et vidéo.

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Toutefois, il existe des initiatives comme Cryptocat. En développement depuis 3 ans, la plateforme se présente comme l’un des plus populaires services de messagerie chifrée, avec 200 000 utilisateurs actifs. Nadim Kobeissi a récemment lancé une campagne de sociofinancement dans l’espoir d’amasser 45 000$ CA afin d’ajouter de nouvelles fonctionnalités à Cryptocat.

Pour le moment, le service de Cryptocat est offert sous Chrome, Firefox, Safari, Opera, OS X et iOS. À partir de ces diverses plateformes, il est possible d’échanger des messages et des fichiers entre utilisateurs du service de manière entièrement sécurisée.

Parmi les nouveautés en chantier, Kobeissi souhaite produire une application Android, optimiser l’application iOS, puis intégrer le chiffrement de conversations audio et vidéo.

Pourquoi payer pour quelque chose de gratuit?

Comme le soulève le journaliste Julien Brault, alors que les révélations d’Edward Snowden ont sensibilisé beaucoup d’internautes à la cybersurveillance gouvernementale, le citoyen moyen ne semble pas prêt à payer pour bénéficier d’un tel service.

Doit-on craindre l’acquisition éventuelle de Cryptocat par un géant du secteur technologique, à l’instar de WhatsApp? «On ne vise pas à faire du profit, mais à offrir les communications chiffrées à tout le monde», a confié Kobeissi au journal Les Affaires.

Soulignons que toutes les déclinaisons de Cryptocat sont dépourvues de publicité, et cette caractéristique n’est pas sur le point de changer. Par le passé, Cryptocat a obtenu un financement de 184 000$ provenant de l’Open Technology Fund, un organisme américain visant à promouvoir la liberté d’expression.

Au moment d’écrire ces lignes, la campagne Kickstarter de Cryptocat a amassé 3 609$ CA auprès de 111 bailleurs de fonds. Nous vous invitons de préférence à contribuer à ce projet plutôt qu’à celui de la (certes loufoque) salade de pommes de terre, qui a réussi à amasser plus du double en moins de la moitié du temps.

La collecte de fonds prendra fin dans 22 jours.

  • http://nadim.computer/ Nadim Kobeissi

    Merci, Laurent!