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Essai de la PlayStation 5 : l’éléphant de Sony prêt à écraser la compétition !

Par Daniel Carosella – le dans Jeux vidéo, Tests

Après Microsoft, Sony relâche sa bête afin d’entrer dans la nouvelle génération de consoles. Or, contrairement à son compétiteur, la firme nipponne a opté pour une passation classique d’une génération à une autre en proposant une PlayStation 5 surpassant l’expérience de la PlayStation 4 à tous les niveaux. Or, cette cinquième PlayStation vaut-elle la peine immédiatement ou bien pouvez-vous patienter ? Voyons voir.

  • Prix des consoles: 499,99$ + txs (console digitale) / 629,99$ + txs (console avec lecteur 4K)

Un poids lourd

Le premier choc que l’on a lorsqu’on déballe la PlayStation 5 est le poids de cette dernière. En effet, avec ses 9,9 livres, elle est de loin la console la plus lourde à avoir vu le jour. Qui plus est, le poids de la PlayStation 5 est corollaire à sa taille, surclassant là aussi tout ce qui a été fabriqué dans le domaine des consoles jusqu’à présent. Faisant pratiquement deux fois la taille d’une PlayStation 4, cette cinquième console de salon de Sony est un véritable éléphant déferlant sur le marché !

À quoi doit-on ce poids et cette grosseur ? Tout simplement au ventilateur intégré dans la console. Contrairement à Microsoft et Nintendo qui ont pu produire de petites consoles avec des systèmes de refroidissement compacts, Sony n’est pas parvenue à développer un ventilateur suffisamment petit pour pouvoir refroidir les composantes internes de la console lorsque celle-ci est activée. Il ne serait pas étonnant qu’on ait droit à une PlayStation 5 plus petite dans les prochaines années, mais pour l’instant, il faut composer avec une console massive et plutôt intimidante.

Car oui, la PlayStation 5 est intimidante. À moins de la coucher à l’horizontale à l’aide du support fourni, il y a fort à parier que votre console ne pourra s’insérer dans votre meuble de télévision. Il faut prévoir un espace suffisamment grand, ventilé et dégagé pour positionner la nouvelle machine de Sony de sorte que, si comme moi, vous possédez un petit meuble de télévision, vous devrez reconfigurer votre espace pour l’utiliser.

PlayStation 5
Pocket-lint.com

Une console au look unique

Sans grande surprise, le design de la console ne fait pas l’unanimité. Puisqu’elle est totalement différente de n’importe quelle console ayant vu le jour jusqu’à aujourd’hui, la PlayStation 5 arbore un look auquel nous ne sommes pas habitués. Encore une fois, contrairement à Microsoft qui a adopté un look classique et sobre pour sa gamme Xbox Series, Sony nous offre une console avec un fini lustré encadré par deux panneaux. Au premier coup d’oeil, j’ai eu l’impression d’avoir un vaisseau de l’espace miniature dans mon salon !

À l’avant, vous retrouverez deux ports USB ainsi que les boutons On/Off et Eject (pour l’édition avec lecteur 4K). Contrairement à ceux non intuitifs de la PlayStation 4, vous pourrez appuyer sur ces boutons afin de ressentir un cliquetis. Malheureusement, ils demeurent encore mal identifiés, de sorte que je risque encore de me tromper entre le bouton de démarrage et celui pour repartir la PlayStation 5. Quant à l’arrière de la machine, vous verrez deux ports USB 3 ainsi que les ports usuels de toute console de salon (HDMI, alimentation et Ethernet).

Globalement, est-ce que j’aime ce design ? Disons que je suis aussi mitigé que lorsque j’ai vu la PlayStation 4 pour la première fois. Je ne déteste pas le look futuriste de la PlayStation 5, mais je ne peux pas encore dire que je l’aime. Je demeure en période d’adaptation par rapport à cette grosse console, bien que je n’aie aucun doute qu’avec le temps, j’apprécierai de plus en plus son apparence. Chose certaine, les reflets bleus ou orange s’allumant et se reflétant sur les parois selon le mode dans lequel se trouve la machine lui donnent une belle teinte, et ce, pratiquement en tout temps !

PlayStation 5
Labofnac.com

Entre configuration rapide et transfert interminable

Une fois votre console démarrée, un système automatique vous invitera à la configurer. Bénéficiant d’une assistante vocale digne d’Alexa qui vous guidera oralement si vous avez de la difficulté à lire, les étapes pour configurer votre PlayStation 5 sont d’une simplicité désarmante. Sélectionnez telle préférence, téléchargez certaines mises à jour et hop!, en moins de 10 minutes, vous serez prêt à utiliser votre nouvelle machine.

Ceci dit, vers la fin de la configuration, le système vous demandera si vous désirez transférer vos données personnelles d’une PlayStation 4 afin que vous puissiez reprendre toutes vos applications et tous vos jeux là où vous les avez laissés sur votre ancienne machine. L’option est alléchante, mais je vous invite à la prudence. En fait, je vous suggère de sélectionner quelques titres si vous le désirez, mais sans plus, pour la simple et bonne raison qu’un transfert entre les deux consoles peut être très long. En outre, si vous transférez des données équivalant à plus de 600 Go, il est possible que le transfert prenne plus de 20 heures !

De ce fait, je vous conseille plutôt de configurer votre console avec les options de base puis d’aller télécharger les jeux de PlayStation 4 auxquels vous désirez jouer sur votre PlayStation 5. Dans la majorité, voire la totalité des cas, ce sera tout simplement plus rapide comme façon de faire que d’avoir à patienter durant le transfert entre les consoles sans pouvoir faire quoi que ce soit.

PlayStation 5
NYTimes.com

Menus épurés et nouvelles options présentes un peu partout

Une fois la console configurée et quelques jeux ou applications installés, vous constaterez à quel point Sony a épuré les menus tout en les rendant plus rapidement accessibles. En effet, les menus de la PlayStation 5 sont propres et y naviguer est d’une aisance on ne peut plus satisfaisante. Contrairement à l’interface de la PlayStation 4, qui était plutôt bourré et qui devenait de plus en plus lourd à charger, les différents menus de la PlayStation 5 sont limpides, faciles d’accès et rapides à charger.

Le meilleur exemple pour illustrer cela est le menu des Trophées. Sur PlayStation 4, on devait carrément sortir d’un jeu, aller dans le menu des Trophées, attendre que notre console se synchronise avec le PlayStation Network et finalement voir notre progression dans notre récolte de trophées. Sur PlayStation 5, on n’a qu’à appuyer sur le bouton central de notre manette pour voir instantanément nos trophées ainsi que notre progression pour leur obtention. C’est aussi simple que rapide !

D’autre part, j’ai beaucoup apprécié la présence d’une musique de fond lorsqu’on sélectionne l’icône d’un jeu. Bien que cette option doive être supportée par ce dernier, c’est agréable d’entendre une pièce musicale tirée d’un jeu installé plutôt que la musique platonique du menu principal de la console. Ainsi, j’ai bien aimé entendre une piste de Spider-Man: Miles Morales puis une musique d’Astro’s Playroom alors que j’alternais entre les icônes de ces jeux. C’est simple, mais c’est un détail qui fait une différence.

Une autre option que j’ai appréciée est celle des Moments. Ainsi, selon le jeu, on peut appuyer sur le bouton central de notre manette pour accéder à ce menu. Grâce à ce dernier, vous pourrez charger des moments particuliers de jeux pour accéder rapidement à des missions, des entraînements, etc. Ainsi, dans un jeu comme Devil May Cry 5 Special Edition, vous pourrez charger en un clin d’oeil un terrain d’entraînement afin de peaufiner vos techniques puis retourner où vous étiez dans la campagne sans devoir sortir du jeu. L’option est intéressante, mais son utilisation demeurera à la discrétion des développeurs, de sorte qu’elle pourrait être bien utilisée ou complètement mise de côté dans le futur.

Par ailleurs, malgré la propreté et la rapidité des menus, Sony devra apporter quelques correctifs. Par exemple, je ne comprends pas que l’on ne puisse pas avoir accès au menu d’alimentation de la console en maintenant la pression sur le bouton central de notre manette. Au lieu de cela, une pression sur ce bouton fera apparaître la barre de tâches de la PlayStation 5 au bas de l’écran. Puis, il faudra que vous alliez sélectionner l’option désirée manuellement, notamment pour mettre votre console en veille ou l’éteindre. Ainsi, des correctifs afin d’automatiser davantage certaines options seraient fort appréciés, et ce, plus tôt que tard.

PlayStation 5 menus trophées
Arstechnica.com

Adieu DualShock, bonjour DualSense !

Évidemment, difficile d’ignorer l’existence de la nouvelle manette de Sony. Ainsi, celle-ci dit adieu aux générations de DualShock pour accueillir la toute nouvelle manette DualSense, qui vient avec la console et son câble de rechargement. Croyez-moi, elle vous surprendra !

À l’image de la console, le poids de la DualSense surprend. En raison de la technologie qui y fut intégrée, la manette est plus lourde que toute autre manette parue sur le marché. L’est-elle trop ? Non, mais au bout de sessions de jeu prolongées, il se pourrait que vous ressentiez des crampes dans certaines de vos articulations. Pas de quoi provoquer une tendinite ou aller voir un chiropraticien, mais le poids de la DualSense pourrait causer de légers inconforts après plusieurs heures de jeu.

Ceci dit, la DualSense est très confortable. Ayant de grandes mains, j’ai énormément apprécié la grosseur de la manette. Les surfaces texturées m’ont permis d’avoir une meilleure prise en main qu’avec la DualShock 4, et le revêtement plus lisse des boutons a rendu le toucher plus agréable. Néanmoins, c’est pour cette même raison que vos doigts pourraient aussi légèrement glisser. Si vous avez tendance à suer des mains, les surfaces plus lisses de la DualSense pourraient entraîner quelques glissements par moments.

Or, au-delà de l’extérieur de la manette, c’est ce qui se trouve à l’intérieur qui est surprenant. En effet, la DualSense a été conçue afin de reproduire les effets de certaines actions ou de certaines surfaces au sein des jeux. Ce que cela signifie est qu’au sein d’un jeu comme Astro’s Playroom, vous ressentirez les grains de sable ou les gouttes de pluie lorsqu’ils apparaîtront à l’écran. Les variations dans les retours de force sont saisissants, à tel point que si cette technologie est bien exploitée, elle pourrait approfondir l’interaction que l’on a avec nos jeux comme sur aucune autre console.

Sony a également intégré une résistance adaptative dans les gâchettes de la DualSense et c’est à ce niveau que j’ai été renversé. Selon ce qui se passe à l’écran, vos gâchettes offriront plus ou moins de résistance, et ce, en temps réel. Par exemple, si vous devez propulser votre personnage en vous accrochant à un câble, vos gâchettes vous renverront de la résistance élevée afin de mimer l’effort déployé par votre personnage. Si vous tirez avec un fusil ou un arc, les gâchettes s’adapteront en temps réel afin d’offrir la même résistance qu’une gâchette de fusil ou la corde d’un arc. Encore une fois, cette technologie pourrait rehausser le réalisme de nos jeux dans le creux de nos mains.

Par ailleurs, à l’image de la DualShock 4, la DualSense possède un microphone intégré ainsi qu’un pavé tactile. Le micro vous renverra des sons produits par un jeu et vous pourrez aussi l’utiliser pour souffler afin d’interagir avec certains objets selon le jeu auquel vous jouez, cette option pouvant d’ailleurs être automatisée avec un bouton si vous ne désirez pas utiliser votre propre souffle. Quant au pavé tactile, il est beaucoup plus lisse que celui de la DualShock 4 tout en étant plus précis. Pour l’avoir essayé dans Astro’s Playroom, les mouvements qui en faisaient usage étaient plus secs et réalistes que dans bien des jeux qui l’utilisaient sur PlayStation 4.

PlayStation 5 manette DualSense
Hypebeast.com

De solides exclusivités laissant voir un problème récurrent

Finalement, là où Sony possède un avantage par rapport à Microsoft est au niveau des exclusivités. Même si elles ne sont pas légion en ce début de nouvelle génération, Sony compte tout de même sur de solides titres de départ pour sa PlayStation 5. Parmi ces derniers, notons le remake de Demon’s Souls, Sackboy: A Big Adventure, l’excellent Spider-Man: Miles Morales et même, eh oui, Astro’s Playroom. Bien que ce dernier soit inclus avec la console, ne le sous-estimez pas. C’est un excellent jeu de plateformes visant à vous présenter les capacités de la DualSense tout en vous faisant voyager dans l’histoire de Sony. Avec ce petit jeu, Team ASOBI surprend au point où on en aurait voulu plus, bien plus !

Bien entendu, qui dit meilleures performances dit aussi des jeux qui sont plus agréables à jouer. Des jeux parus cette année sur PlayStation 4 sont bien plus agréables à jouer sur PlayStation 5 grâce, notamment, au temps de chargement réduit. Un jeu comme Ghost of Tsushima ne possède pratiquement plus de temps de chargement et propose une fluidité parfaite en permanence. La PlayStation 5 peut ainsi offrir une nouvelle vie à certains de vos vieux jeux.

Néanmoins, vous aurez le même problème avec votre PlayStation 5 qu’avec la plupart des consoles des dernières années. En effet, avant longtemps, vous manquerez d’espace. Bien que les deux modèles de PlayStation 5 comprennent 825 Go de mémoire interne, vous n’aurez qu’un peu plus de 667 Go libres une fois les mises à jour installées. Considérant la taille actuelle et future des jeux, l’espace de stockage sera rempli assez rapidement.

Or, la technologie présente dans la fente du disque dur externe de la console vient de faire son entrée sur le marché. Effectivement, bien que vous pouviez utiliser un disque dur de PlayStation 4 pour faire rouler les jeux de cette console, vous devrez vous procurer un disque dur externe avec la technologie NVMe pour les jeux de PS5. Toutefois, cette technologie demeure peu accessible pour le moment. Ainsi, pour l’instant, il faut vous contenter de cet espace de stockage restreint avant de pouvoir mettre la main sur un disque dur externe qui se détaillera facilement à plus de 200$.

Astro's Playroom
Gamingbolt.com

Futur prometteur avec Sony ?

J’aime beaucoup la PlayStation 5. Malgré un poids aussi impressionnant que sa taille ainsi que quelques petites lacunes ici et là, c’est une machine qui surprend et qui laisse entrevoir un futur très prometteur pour le jeu vidéo. À cet effet, la manette DualSense vole à elle seule le spectacle, offrant une technologie qui pourrait ouvrir la voie à un niveau d’immersion comme sur aucune autre console si elle est bien exploitée. J’ai d’ailleurs bien hâte à l’an prochain alors que certains gros canons sont attendus du côté de Sony. Il me tarde déjà de voir le prochain Horizon, le nouveau Ratchet ou encore la suite tant attendue de God of War catapulter les ventes de cette console hors de l’ordinaire !

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Daniel Carosella

Passionné de jeux vidéo depuis une trentaine d'années, Daniel est chroniqueur en jeux vidéo depuis plus de 21 ans. Il a commencé sur Quebec64 puis sur JeuXpress.ca avant de devenir rédacteur en chef de HardGamers.com jusqu'à la fermeture du portail. Depuis 2010, il collabore au magazine AffairesDeGars en tant que chroniqueur, en plus de participer au podcast Réalité Augmentée.Diplômé en criminologie, Daniel est aussi intervenant psychosocial dans la vie de tous les jours. S'il est conscient qu'il ne peut sauver le monde, il essaie tout de même d'aider le maximum de personnes entre deux parties de jeux vidéo !