Chris Hughes, cofondateur de Facebook, appelle au démantèlement du réseau

Le co-fondateur de Facebook appelle à la dissolution du réseau
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Chris Hughes était le compagnon de chambrée de Mark Zuckerberg quand celui-ci a fondé Facebook à Harvard. Il a ensuite accepté d’en devenir l’un des cofondateurs, ce qui à son départ (il y a 10 ans) lui a rapporté une petite fortune. On parle de plusieurs centaines de millions de dollars.Aujourd’hui, dans un long édito publié dans le New York Times, Chris Hughes appelle, ni plus ni moins, au démantèlement de Facebook, devenu selon lui bien trop gros, bien trop vorace.

Et surtout, son patron Mark Zuckerberg aurait acquis trop de pouvoir. Au prix, souvent, des valeurs de respect et de déontologie. «Mark est une personne bonne et généreuse, écrit-il. Mais je suis furieux que son obsession de la croissance l’ait amené à sacrifier la sécurité et le civisme pour plus de clics.»

De plus amples mesures de régulation, et jusqu’au démantèlement de Facebook

En cause : les affaires gravissimes de manipulation de données privées dans lesquelles trempe Facebook depuis plusieurs années (notamment en lien avec Cambridge Analytica). Selon Mark Hughes, l’amende de 5 milliards $ que devrait lui infliger la FTC (Federal trade commission, agence de régulation indépendante) ne suffira pas à faire table rase. L’ancien partenaire de Zuckerberg appelle ni plus ni moins à une dissolution de la firme californienne.

«La plus grande erreur de la FTC a été de permettre à Facebook d’acquérir Instagram et WhatsApp», déclare-t-il, ajoutant : « L’acquisition d’Instagram assurait une domination sur le réseautage photo, et WhatsApp a ouvert la porte à la messagerie en temps réel.»

Un précédent dans l’Histoire

Néanmoins il est beaucoup plus difficile d’inverser une fusion d’entreprise que de l’empêcher au préalable. Mais selon Hughes, ce serait possible. Il prend en exemple le cas de Whole Foods, forcé de renoncer à l’acquisition de Wild Oats en 2009. L’ancien d’Harvard avance par ailleurs l’idée de la création d’une nouvelle agence chargée de réguler les compagnies de tech, mettant l’accent sur le respect des données privées.

Si Chris Hughes ne mâche pas ses mots envers Mark Zuckerberg, il se montre cependant lucide quant à sa propre responsabilité. « Je suis déçu de moi-même et de la première équipe Facebook parce qu’on n’a pas réfléchi plus que ça au fait que l’algorithme de la timeline pourrait changer notre culture, influencer les élections et donner plus de pouvoirs aux dirigeants nationalistes. Et ce qui m’inquiète c’est que Mark se soit entouré Mark d’une équipe qui renforce ses croyances au lieu de les remettre en question. »

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