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Test du jeu Ghost of Tsushima: Director’s Cut – Beauté japonaise amplifiée

Par Daniel Carosella – le dans Jeux vidéo, Tests

Ghost of Tsushima fut une véritable surprise pour moi l’an dernier. Alors que j’attendais avec impatience d’autres jeux, l’aventure créée par Sucker Punch a bien failli me glisser entre les doigts. Ainsi, jamais je n’aurais cru y accrocher autant et jamais je n’aurais pu deviner qu’il deviendrait mon jeu de l’année 2020. Un an plus tard, le studio nous propose une version bonifiée de son grand succès qui s’avère être tout bonnement plus de ce qu’on a déjà connu.

  • Disponible sur: PlayStation 4, PlayStation 5
  • Prix: variable selon ce qu’on désire

Ghost of Tsushima un an plus tard

Je ne referai pas une critique de long en large de Ghost of Tsushima tout simplement parce qu’il vous est possible de consulter ma critique de l’an dernier. En fait, il est davantage intéressant de voir si, un an plus tard, le jeu demeure excellent.

Ayant voulu y rejouer comme si je venais de l’acheter, j’ai donc redémarré une partie. Résultat : malgré un début plutôt linéaire, la quête du samouraï Jin Sakai n’a pas pris une ride au cours des douze derniers mois. Certes, les problèmes de l’an dernier sont de retour, dont des angles de caméra irritants en combat et certains bogues qui iront même jusqu’à vous empêcher d’appuyer sur le bouton Triangle lors d’une confrontation.

Or, malgré ces défauts, Ghost of Tsushima demeure un jeu exceptionnel qui, selon moi, doit être joué. Non seulement la narration est-elle de grande qualité, mais cette quête abordant des thèmes tels que l’honneur, la vengeance et la recherche de soi-même est impeccablement réalisée à travers une aventure très addictive. Parcourir les sections de Tsushima pour y accomplir une panoplie de quêtes, reprendre des territoires des mains des Mongols et aider les habitants était prenant en 2020 et le demeure tout autant en 2021.

Un retour avec différentes améliorations techniques

Si vous avez joué à Ghost of Tsushima au cours de la dernière année, vous vous rappelez probablement de sa splendide ambiance. Ce jeu respire le respect pour la beauté de la culture japonaise tant par l’entremise de magnifiques paysages que d’une bande sonore aux tonalités asiatiques enchanteresses.

L’édition Director’s Cut vient bonifier le jeu de 2020 grâce à certains ajouts. En outre, au niveau sonore, vous avez désormais droit au support de l’audio 3D. Si vous êtes muni d’un casque audio avec cette technologie, je vous encourage fortement à jouer ou rejouer au jeu pour en bénéficier. Les différents sons des environnements s’en trouvent accentués et plus réalistes que jamais, nous immergeant ainsi davantage dans la beauté de cet univers.

Autrement, si vous y jouez sur PlayStation 5, Sucker Punch a tiré profit de la puissance de la console afin d’offrir le jeu en 4K à 60 images par seconde. Malgré quelques textures moins jolies comme celles des hautes herbes, Ghost of Tsushima est encore plus agréable à observer qu’il y a un an. Les effets d’ombres et de lumières sont particulièrement saisissants tandis que la fluidité constante vous donnera l’impression de jouer dans un film. Encore mieux : les temps de chargement sont quasi-inexistants. En fait, le plus long temps de chargement que j’ai chronométré entre deux points de voyage rapide fut trois petites secondes ! Ainsi, Ghost of Tsushima sur PlayStation 5 est réellement l’édition définitive de cette excellente aventure.

Le retour de force haptique a aussi été ajouté afin de hausser le réalisme des actions de Jin entre nos mains. Vous sentirez ainsi des vibrations plus fidèles à la réalité grâce à la technologie haptique intégrée dans la manette DualSense. Or, hormis quelques exceptions comme le trot de cheval, j’ai à peine ressenti plus de réalisme qu’avec les vibrations de la manette de la PlayStation 4. Certes, il arrive qu’on se surprenne à ressentir les pas de notre cheval ou encore qu’on ait réellement l’impression d’empoigner une surface rocheuse lorsqu’on escalade une paroi, mais globalement, force est de constater que la technologie haptique n’a pas été pleinement exploitée par Sucker Punch.

SegmentNext.com

Iki, une nouvelle île dangereuse

Outre les améliorations techniques, la grande nouveauté de cette version Director’s Cut est l’ajout de l’île d’Iki. Accessible à partir de l’acte 2 de la campagne principale, cette île vous confrontera à de nouveaux adversaires ainsi qu’à des dangers auxquels vous n’aviez encore jamais fait face sur Tsushima.

Ainsi, vous apprendrez rapidement qu’Iki est aussi la proie de redoutables envahisseurs. Menés par une cheffe se faisant appeler The Eagle, vos adversaires sont en plus sujets au mystérieux empoisonnement affligeant cette partie connexe de Tsushima. Tout comme pour cette dernière, ce sera à vous d’aider les habitants d’Iki en repoussant l’envahisseur. En chemin, vous plongerez aussi dans les souvenirs de Jin, ce qui vous permettra d’en apprendre davantage sur son passé grâce à des séquences complétant de belle façon la psychologie du héros.

Malgré quelques incohérences scénaristiques, le périple sur l’île d’Iki est très intéressant. Certes, on part du même principe que celui de la campagne principale, mais les mystères de cette nouvelle île sont intrigants et captivants. De plus, même si Iki nous offre globalement les mêmes activités à accomplir que sur Tsushima, il n’en demeure pas moins qu’elle nous propose plus de contenu excellent inspiré d’un contenu lui-même excellent. De ce fait, malgré un manque d’originalité, ce qui est offert sur Iki est aussi addictif que le jeu de base.

Ceci dit, le jeu introduit quand même des nouveautés au niveau des ennemis. En outre, vous devrez confronter les dangereux shamans. Ces derniers demeureront en retrait et joueront de la flûte afin de rendre vos adversaires fous. De ce fait, ils deviendront plus résistants à vos attaques et vous blesseront davantage. Les shamans sont donc des ennemis qui ajoutent une belle dimension aux combats, étant à la fois redoutables sans vous attaquer directement.

Autrement, vos ennemis pourront changer d’armes en plein combat. Considérant que les adversaires sur Tsushima conservent les mêmes armes, c’est surprenant de voir cela une fois qu’on débarque sur Iki. Cela nous force à être doublement vigilants puisqu’il faut adopter sa technique de même que sa posture face au même adversaire plutôt que lorsqu’on confronte un ennemi après l’autre. Même les habitués du jeu de l’an dernier devront hausser leur niveau de concentration tant plus rien n’est acquis d’avance face à un ennemi sur Iki !

Newsweek.com

Que payer pour avoir droit à cette édition ?

Une question demeure pour ceux s’étant procuré Ghost of Tsushima l’an dernier. Si vous avez déjà le jeu de base, devez-vous repayer quelque 90$ pour avoir droit à cette édition alors que vous ne voulez que profiter de l’extension de l’île d’Iki ?

La réponse est non. En fait, tout dépend de ce que vous recherchez. Si vous désirez mettre à jour votre édition PlayStation 4 avec les modifications de l’édition Director’s Cut, vous devrez débourser 26,99$. Si vous désirez avoir cette édition et profiter des améliorations sur PlayStation 5, vous pourrez facilement transférer votre sauvegarde entre vos consoles et vous devrez sortir un autre 13,99$ de vos poches. Ainsi, un joueur sur PlayStation 5 qui voudrait profiter de l’extension d’Iki et avoir les améliorations techniques doit s’attendre à dépenser une quarantaine de dollars.

Ça vous paraît cher ? Ça peut sembler l’être, mais il faut savoir que l’extension d’Iki offre 12h de contenu si on désire compléter l’île en ligne droite. Terminer l’ensemble des activités de l’île vous prendra entre 15h et 20h. Que vous décidiez de payer 26.99$ pour avoir cette extension ou 40$ pour bénéficier des améliorations techniques sur PlayStation 5, l’extension d’Iki vous offrira quand même plus d’excellentes heures de jeu que certains jeux vendus bien plus chers.

Autrement, si vous n’avez pas Ghost of Tsushima, cette édition Director’s Cut vous procurera quand même près de 100 heures de jeu. L’aventure de base peut prendre une soixantaine d’heures si on désire tout compléter, et Dieu seul sait qu’on a une envie irrésistible de terminer toutes les activités ! À cela, il faut ajouter le mode Legends qui peut facilement vous ajouter entre dix et vingt heures de jeu tout dépendant si vous voulez terminer toutes les légendes de Tsushima. Puis, ajoutez le contenu de l’île d’Iki. Personnellement, il ne fait aucun doute que si vous n’avez pas joué à Ghost of Tsushima, l’édition Director’s Cut est un incontournable.

IGN.com

Devriez-vous y jouer ?

Sans m’y attendre, Ghost of Tsushima fut mon jeu de l’année 2020. Un an plus tard, même si j’ai relevé certains défauts qui m’ont paru plus évidents que l’an dernier, j’ai eu autant de plaisir à refaire l’aventure de Jin Sakai et à amener mon samouraï dans un périple tout aussi intéressant sur l’île d’Iki. Ghost of Tsushima fait partie de ces jeux que je considère comme exceptionnels et demeure un tour de force de la part de Sucker Punch. Que vous ayez accompagné ou non Jin dans sa libération de Tsushima en 2020, ce samouraï mérite que vous repreniez son épée en 2021.

Évaluation

Verdict

Édition bonifiée de l'excellent Ghost of Tsushima, Ghost of Tsushima: Director's Cut propose plus du contenu de l'excellente édition originale, ce qui est tout ce qu'on attendait.

Note finale : 5.0 sur un total de 5
Critères
Ghost of Tsushima: Director's Cut
5

Points forts

  • Améliorations techniques particulièrement visibles sur PlayStation 5
  • Quête addictive offrant près de 100 heures de jeu pour les nouveaux venus
  • Les changements apportés aux nouveaux ennemis sur l'île d'Iki

Points faibles

  • Problèmes de caméra, spécialement dans les combats
  • Les bogues de l'édition 2020 n'ont pas été adressés
  • Incohérences scénaristiques présentes lors de l'aventure sur Iki

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Daniel Carosella

Passionné de jeux vidéo depuis une trentaine d'années, Daniel est chroniqueur en jeux vidéo depuis plus de 21 ans. Il a commencé sur Quebec64 puis sur JeuXpress.ca avant de devenir rédacteur en chef de HardGamers.com jusqu'à la fermeture du portail. Depuis 2010, il collabore au magazine AffairesDeGars en tant que chroniqueur, en plus de participer au podcast Réalité Augmentée.Diplômé en criminologie, Daniel est aussi intervenant psychosocial dans la vie de tous les jours. S'il est conscient qu'il ne peut sauver le monde, il essaie tout de même d'aider le maximum de personnes entre deux parties de jeux vidéo !